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aoiu 1807. fougue créatrice du chef de l'État. Cependant Napoléon voulaitMovens soulager le Trésor, ou plutôt lui ménager le moyen de pour-iœagiiTJs S vo * r sans cesse à de nouvelles entreprises, et il imagina pourà P °a «pense arriver à ce but diverses combinaisons. D’abord l’abolition des
îles nouvelles , ,, , .
créations, dix centimes de guerre, récemment accordée, lui parut uneoccasion dont on devait profiter. Il suffisait de retenir une pe-tite partie de ce bienfait dans quelques départements, troisou quatre centimes par exemple, pour créer des ressourcesconsidérables. Napoléon pensa que certains travaux, quoiqueayant un haut caractère d’utilité générale, comme le canal deBourgogne, le canal du Berry, la route de Bordeaux à Lyon,présentaient, eu même temps, un caractère évident d’utilitéparticulière et locale; que les départements feraient volontiersdes sacrifices pour en accélérer l’achèvement, et qu’on trou-verait dans leur concours, avec une plus grande justice distri-butive, des moyens d’exécution plus considérables. Ce n’étaitpas là une vaine espérance, car plusieurs départements s’é-taient déjà volontairement imposés, pour contribuer à ces vas-Loi tes travaux d’utilité générale et particulière. Mais ces votes
qui ordonne ... , . . ,
le concours avaient 1 inconvénient d elre temporaires ? soumis aux vicissi-departements tudes des délibérations des conseils généraux, et on ne pou-dSté va ' t guère fonder sur une pareille base des entreprises dura-particûuUe! ^ es - Napoléon résolut donc de présenter une loi, en vertu delaquelle la participation des départements à certains travauxserait équitablement réglée, et les centimes jugés nécessairesimposés pour un nombre d’années déterminé. Trente-deux dé-partements se trouvèrent dans ce cas. La plus grande duréedes centimes était de vingt et un ans, la moindre de trois, lamoyenne de douze ; le maximum des centimes imposés 6, lamoyenne 2 2/3. Ainsi les départements de la Côte - d’Or et del’Yonne, avec l’arrondissement de Bar, durent concourir aucanal de Bourgogne; ceux de l’Ailier et du Cher, au canal duBerry; ceux du Rhône, de la Loire, du Puy-de-Dôme, de laCorrèze, de la Dordogne et de la Gironde, à la grande route