FONTAINKBLEA U.
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de Bordeaux à Lyon. Il serait trop long de citer les autres. Août isoEn général la proportion du concours de l’État et du départe-ment était fixée à la moitié pour chacun. Cette impositionn’était après tout qu’un moindre dégrèvement de la contri-bution foncière, et la source d’immenses avantages pour leslocalités imposées. Un subside annuel étant dès lors assurépar la loi qui imposait les centimes, il était possible de con-tracter des emprunts, puisqu’on avait le moyen d’en servirles intérêts. On s’adressa au prêteur ordinaire, au trésor del’armée, qui, suivant les intentions de Napoléon, devait ten-dre à se procurer des revenus solides, en plaçant bien sescapitaux. Ce trésor prêta immédiatement au préfet de la Seinehuit millions pour les travaux de Paris. D’autres villes, ainsique plusieurs départements, eurent recours à cette bienfai-sante dispensation des richesses acquises par la victoire. Ti-rant toujours de chaque idée tout ce qu’elle renfermait d’utile,Napoléon imagina de pousser plus loin encore l’emploi de cegenre de ressources. Trois canaux parmi ceux que nous ve-nons d’énumérer, ceux de l’Escaut au Rhin, du Rhin au Rhône,du Rhône à la Seine, lui paraissaient plus dignes de fixer sonattention, et de devenir l’objet de son activité tout-puissante.
A côté de ces trois canaux, et presque dans leur voisinage,s’en trouvaient trois autres, achevés ou près de l’être, et pou-vant donner des revenus prochains : c’étaient les canaux deSaint-Quentin, d’Orléans, du Midi. Napoléon résolut de lesterminer sur-le-champ, de les vendre ensuite à des capita-listes sous forme d’actions qui devaient rapporter 6 ou 7 pourcent, se faisant fort de procurer un acheteur pour toutes cellesque le public ne prendrait pas. Cet acheteur, comme on lepense bien, c’était toujours le trésor de l’armée. — Ces som-mes, dit-il au ministre de l’intérieur, vous les emploierez àpousser l’exécution des trois canaux dont l’achèvement im-porte si fort à la prospérité de l’Empire, et, ces trois derniersachevés, je les vendrai à un acheteur qui les prendra encore,
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