FONTAINEBLEAU.
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les places publiques ou sur les grandes routes. Il exigeait Août isot.qu’on ouvrit avant peu des maisons de ce genre dans tous lesdépartements. — «J’attache, écrivait-il dans la même lettre»au ministre de l’intérieur, une grande importance et unes grande idée de gloire à détruire la mendicité. Les fonds ne«manquent pas, mais il me semble que tout marche lente-»ment; et cependant les années s’écoulent! Il ne faut point» passer sur cette terre sans y laisser des traces qui recom-» mandent notre mémoire à la postérité. Je vais faire une ab-» sence d’un mois. Faites en sorte qu’à mon retour vous soyez» prêt sur toutes ces questions, que vous les ayez examinées» en détail, afin que je puisse, par un décret général, porter» le dernier coup à la mendicité. Il faut qu’avant le 15 décem-» bre vous ayez trouvé, sur les quarts de réserve et sur les» fonds des communes, les ressources nécessaires à l’entre-» tien de soixante ou cent maisons pour l’extirpation de la» mendicité, que les lieux où elles seront placées soient dé-» signés, et le règlement général mûri. N’allez pas me de-» mander encore des trois ou quatre mois pour obtenir des» renseignements. Vous avez de jeunes auditeurs, des préfets» intelligents, des ingénieurs des ponts-et-chaussées instruits ;
«faites courir tout cela, et ne vous endormez point dans le«travail ordinaire des bureaux... Les soirées d’hiver sontlon-«gues, remplissez vos portefeuilles, afin que nous puissions,«pendant les soirées de ces trois mois, discuter les moyens» d’arriver à ces grands résultats. »
Dans cette ardeur extrême qui le portait à accélérer, à pré-cipiter même l’accomplissement du bien, il s’occupa égale-ment de la Banque de France, dont il voulait faire l’un desprincipaux instruments de la prospérité publique. 11 avaitexigé en 1806 que ce grand établissement changeât sa cons-titution , et prit la forme monarchique, au lieu de la formerépublicaine qu’il avait auparavant, résultat obtenu en lui don-nant un gouverneur, et trois régents nommés par le ministre