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J.IVRE XXVIII.
Août 1807. civils non moins qu’aux mérites militaires, il exigea et obtintloi sur les une modification à la loi des pensions civiles, loi qui depuisP civiïes. s ' *789 avait autant varié sous l’influence du caprice populaire,que les récompenses variaient avant cette époque sous l’in-fluence du caprice royal. Du temps de l’Assemblée constituanteon avait adopté, pour limite la plus élevée de toute pensioncivile, 10 mille francs, du temps de la Convention 3 mille, dutemps du Consulat 6 mille. Napoléon voulut que ce terme fûtfixé à 20 mille, se réservant de n’en approcher, et de nel’atteindre, qu’en faveur de services éclatants. C’est la mortde M. Portalis, laissant une veuve sans fortune, qui lui inspiracette pensée, peu dangereuse pour les finances d’un Etat, etutile pour le développement des talents. Il accorda une pen-sion de 6 mille francs, et une somme de 24 mille francs, àmademoiselle Dillon, sœur du premier officier égorgé dansnos désordres populaires. La mère de l’impératrice, madamede La Pagerie, étant morte à la Martinique, il fit affranchirles nègres et les négresses qui l’avaient servie, doter unejeune fille qui l’avait soignée, placer en un mot dans l’aisancetous ceux qui avaient eu l’honneur d’approcher d’elle.
L’Église, comme tous les serviteurs de l’État, eut partaAugmentation cette munificence du conquérant. Sur la proposition du prince
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iies^cures Cambacérès, qui avait administre temporairement les cultes,campagne, pendant l’intervalle écoulé entre la mort de M. Portalis et lanomination de M. Bigot de Préameneu, il établit que le nombredes succursales serait porté de 24 à 30 mille, afin d’étendrele bienfait du culte à toutes les communes de l’Empire. S’aper-cevant en outre que la carrière du sacerdoce était moinsrecherchée qu’autrefois, il accorda 2,400 bourses pour lespetits séminaires. Il voulait faire savoir à l’Église que, s’ilavait avec son chef quelques différends de nature purementtemporelle, il était sous le rapport spirituel toujours aussidisposé à la servir et à la protéger. Dans ce moment il s’oc-cupait, en exécution de la loi de 1806, qui l’autorisait à créer