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Dunes, de Kocroy, elle créait le Ciel et Alhalie; elle avait isoï.Condé, et Bossuet pour célébrer Condé. Napoléon, dans sonimmense désir d’étre grand, mais de l’étre avec la France etpar la France, aurait voulu aussi qu’elle eût sous son gouver-nement toutes les couronnes, celles de l’intelligence commecelles de la force, et ne renonçait pas à produire des littéra-teurs, des savants, des peintres, comme il produisait deshéros. Mais la volonté peut tout chez les hommes, excepté dechanger les temps, et les temps peuvent plus sur le génie desnations que toute la volonté des gouvernements. Charlemagne,si grand qu’il fût, si épris qu’il se montrât des plus noblesétudes, ne parvint pas à féconder un siècle barbare, bo nis XIV,..en aimant le génie, quelquefois sans le comprendre, quelque-fois même en le maltraitant, n’eut qu’à le laisser faire pour iavoir autour de lui le plus beau spectacle que l’esprit humainait jamais donné, car jamais il n’enfanta des œuvres si grandes ;et si parfaites. Napoléon aurait eu le temps, qui lui a manque !par sa faute, qu’il n’aurait pas rendu à la nation française lajeunesse d’esprit qui produit le Cid et Athalie, et certainementlui aurait refusé la liberté qui crée les Cicéron et les Sallustequand elle existe, les Tacite quand elle a cessé d’exister.
La France de 1789 à 1814, éminente dans les_ sciences,croyant l’étre dans les arts du dessin, ne se flattait pas mômede l’étre dans les lettres. Dans les sciences trois savants illus-tres, par leurs vastes et nobles travaux, assuraient à leurépoque une gloire durable. M. Lagrange, en poussant au delàde ses anciennes limites la scienc e algébrique^ donnait aucalcul abstrait une nouvelle puissance. M. de Laplace, appli-quant cette puissance à l’univers, exécutait la seule chose qui,après Galilée, Descartes, Kepler, Copernic et Newton, restâtà accomplir; c’était de calculer avec une précision encore in-connue les mouvements des corps célestes, et de présenterdans son sublime ensemble le système du monde. Enfin M. Cu-vier, appliquant l’observation froide et patiente aux débris
État
des scie/ices.