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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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»c’est aux hommes de génie qui ont siégé, ou qui siègent \ a °m« parmi vous, que nous en sommes redevables. I

«J’attache du prix au succès de vos travaux; ils tendent à» éclairer mes peuples, et sont nécessaires à la gloire de ma» couronne.

» J’ai entendu avec satisfaction le compte que vous venez» de me rendre.

«Vous pouvez compter sur ma protection.»

Quand les gouvernements veulent se mêler des œuvres del'esprit humain, c’est avec cette grandeur qu’ils doivent lefaire; et d’ailleurs, à celte manière de distribuer la gloire parune décision de l’autorité publique, Napoléon ajoutait une mu-nificence dont nous avons déjà cité de nombreux exemples,et le plus fécond de tous les encouragements, l’approbationdu génie. Dans d’autres séances il entendit M. Cuvier faisantun rapport sur la marche des sciences, M. Dacier sur celledes recherches historiques, et successivement les représen-tants de toutes les classes sur les objets qui les concernaient.

Dans le désir de donner aux arts du dessin une marque nonmoins éclatante d’attention, il se rendit lui-même avec l’Impé-ratrice et une partie de sa cour dans l’atelier du peintre David,afin d’y voir le tableau du Couronnement, et lui adressa aprèsl’avoir vu les paroles les plus flatteuses.

Telles étaient les occupations de Napoléon après son retourde Tilsit ; tel est aussi le spectacle que la France présentaitsous son règne, soit par l’effet des circonstances, soit par l’in-fluence personnelle qu’il exerçait sur elle. La plupart des ré-solutions qu’il venait de prendre ne pouvaient se passer duconcours du pouvoir législatif. Il y avait plus d’une année qu’ilne l’avait assemblé, et il était impatient de le réunir, autantpour lui présenter les lois de finances, le Code de commerce,les lois relatives aux travaux publics, que pour faire devantles corps de l’État une manifestation européenne. Il avait ré-solu d’ouvrir la session du Corps Législatif le 16 août, lende-