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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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din pour écouter un jeune enfant, qui criait vive l’Empereur Août isuï.avec transport. Il saisit ce jeune enfant dans ses bras, lui de-manda pourquoi il criait ainsi, et en obtint pour réponse queson père et sa mère lui enseignaient à aimer et à bénir l’Em-pereur. C'étaient des Bretons, qui, obligés de fuir les horreursde la guerre civile, avaient trouvé à Paris le repos et l’aisancedans un modeste emploi. Napoléon s’entretint avec eux, et ilsue surent que le lendemain, par une marque de faveur, de-vant quel témoin puissant s’était épanchée la naïveté de leurssentiments.

Le jour suivant, 16, Napoléon se rendit au Corps Législa- Convocation

du Corps

tif, entouré de ses maréchaux, suivi par un peuple immense, Lrfgi»i«ir.et trouva le Conseil d’État, le Tribunat réunis aux membresdu Corps Législatif. M. de Talleyrand, en qualité de vice-grand-électeur, présenta au serment les membres récemmentélus du Corps Législatif; et puis l’Empereur, d'une voix claireet pénétrante, prononça le discours suivant:

« Messieurs les députés des départements au Corps Légis-latif, messieurs les Tribuns et les membres de mon Conseil» d’État,

«Depuis votre dernière session, de nouvelles guerres, de» nouveaux triomphes, de nouveaux traités de paix ont changé» la face de l’Europe politique.

«Si la maison de Brandebourg, qui, la première, se con-«jura contre notre indépendance, règne encore, elle le doit à» la sincère amitié que m’a inspirée le puissant empereur du» Nord.

» Un prince français régnera sur l’Elbe : il saura concilier» les intérêts de ses nouveaux sujets avec ses premiers et ses«plus sacrés devoirs.

«La maison de Saxe a recouvré, après cinquante ans, l’in-» dépendance qu’elle avait perdue.

«Les peuples du duché de Varsovie, de la ville de Dantzig,

» ont recouvré leur patrie et leurs droits.