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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII

Août 1807 . » Toutes les nations se réjouissent d’un commun accord de

» voir l’influence malfaisante que l’Angleterre exerçait sur le» continent, détruite sans retour.

» La France est unie aux peuples de l’Allemagne par les» lois de la Confédération du Rhin ; à ceux des Espagnes, de»la Hollande, de la Suisse et des Italies, par les lois de notre» système fédératif. Nos nouveaux rapports avec la Russie sont» cimentés par l’estime réciproque de ces deux grandes nations.

» Dans tout ce que j’ai fait, j’ai eu uniquement en vue le» bonheur de mes peuples, plus cher à mes yeux que ma» propre gloire.

» Je désire la paix maritime. Aucun ressentiment n’influera«jamais sur mes déterminations. Je n’en saurais avoir contre» une nation, jouet et victime des partis qui la déchirent, et«trompée sur la situation de ses affaires, comme sur celle de» ses voisins.

«Mais quelle que soit l’issue que les décrets de la Provi-» dence aient assignée à la guerre maritime, mes peuples me«trouveront toujours le même, et je trouverai toujours mes» peuples dignes de moi.

» Français, votre conduite dans ces derniers temps où votre«Empereur était éloigné de plus de cinq cents lieues, a aug-«menté mon estime et l’opinion que j’avais conçue de votre» caractère. Je me suis senti fier d’être le premier parmi vous.» Si, pendant ces dix mois d’absence et de périls, j’ai été pré-«sent à votre pensée, les marques d’amour que vous m’avez» données ont excité constamment mes plus vives émotions.«Toutes mes sollicitudes, tout ce qui pouvait avoir rapport«même à la conservation de ma personne, ne me touchaient» que par l’intérêt que vous y portiez, et par l’importance dont» elles pouvaient être pour vos futures destinées. Vous êtes un» bon et grand peuple.

«J’ai médité différentes dispositions pour simplifier et per-» fectionner nos institutions.