FONTAINEBLEAU.
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» La nation a éprouvé les plus heureux effets de l’établisse- Août iao;.» nient de la Légion-d’Honneur. J’ai créé différents titres im-» périaux pour donner un nouvel éclat aux principaux de mes» sujets, pour honorer d’éclatants services par d’éclatantes» récompenses, et aussi pour empêcher le retour de tout titre«féodal, incompatible avec nos constitutions.
«Les comptes de mes ministres des finances et du Trésor» public vous feront connaître l’état prospère de nos finances.
«Mes peuples éprouveront une considérable décharge sur la» contribution foncière.
«Mon ministre de l’intérieur vous fera connaître les travaux» qui ont été commencés ou finis ; mais ce qui reste à faire est» bien plus important encore ; car je veux que dans toutes les«parties de mon Empire, même dans le plus petit hameau,«l’aisance des citoyens et la valeur des terres se trouvent» augmentées par l’effet du système général d’amélioration que«j’ai conçu.
» Messieurs les députés des départements au Corps Légis-«latif, votre assistance me sera nécessaire pour arriver à ce«grand résultat, et j’ai le droit d’y compter constamment.»
Ce discours fut écouté avec une vive émotion et applaudiavec transport. Napoléon rentra aux Tuileries accompagné dela même foule, salué des mêmes cris.
Le lendemain et les jours suivants, furent apportées lesdifférentes lois qui fixaient le budget de 1807 à 720 millionsen recettes et en dépenses; qui demandaient pour 1808 desimples crédits provisoires, conformément à l’usage du temps;qui pour cette même année 1808 restituaient au pays 20 millionssur la contribution foncière '; qui réglaient le concours des dé-partements aux grands travaux d’utilité générale, instituaientune Cour des comptes, et devaient enfin composer le Code de
1 J’ai dit ailleurs 15 millions : c'était néanmoins 20 millions, mais lesnouveaux centimes imposés pour le concours des départements aux travauxpublics réduisaient ces 20 millions a 15.