FONTAINEBLEAU.
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mark, imaginée pour le violenter, et pour l’obliger à se pro- sept, iwnoncer en faveur de l’Angleterre. Tristes imitateurs do M. Pitt,les ministres anglais voulaient renouveler contre Copenhaguele coup d’éclat au moyen duquel l’Angleterre avait en 1801dissous la coalition des neutres. Mais lorsque le ministèreAddington, alors inspiré par M. Pitt, avait frappé Copenhagueen 1801, c’était pour rompre une coalition dont le Danemarkfaisait publiquement partie ; c’était un acte de guerre opposéà un acte de guerre ; c’était une opération téméraire mais ha-bile dans sa témérité, cruelle dans ses moyens mais nécessaire.
En 1807 au contraire, il n’y avait ni prétexte, ni justice, nihabileté à attaquer le Danemark. Cet État, scrupuleusementneutre, avait apporté un soin extrême à maintenir sa neutra-lité. Il avait, par une malheureuse habitude de prendre plusde précautions contre la France que contre l’Angleterre, placétoute son armée le long du Holstein, s’exposant, comme onl’avait vu à Lubeck, à une collision avec les troupes françaises,plutôt que de laisser franchir la ligne de ses frontières. Sadiplomatie avait agi comme son armée, et il avait toujours ma-nifesté à l’égard de la France une susceptibilité ombrageuse.
Dans le moment même il ne venait pas, ainsi que le prétendi-rent mensongèrement les ministres anglais, de traiter avec laRussie et la France, et de stipuler son adhésion à la nouvellecoalition continentale. Loin de là, il venait de protester encoreune fois de son désir de conserver la neutralité, bien que Na-poléon lui fit déclarer avec ménagement, mais avec résolution,que lorsque l’Angleterre se serait expliquée relativement à lamédiation russe, il faudrait enfin prendre un parti, et se pro-noncer pour ou contre les oppresseurs des mers. Si les mi-nistres anglais avaient en cette circonstance agi habilement,ils auraient laissé à Napoléon le rôle odieux de contraindre leDanemark à se prononcer, et envoyé une flotte dans leCatté-gat; puis, les Français approchant, ils auraient secouru Copen-hague , et seraient devenus, en secourant cette capitale, les
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