FONTAINEBLEAU.
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diatement les ordres nécessaires. Déjà les troupes et la flotte sept. wm.étaient prêtes aux Dunes, et il ne restait qu’à mettre à la voile.
Depuis l’échec essuyé devant Constantinople, il était établi Préparatifs
de
dans les conseils de l’amirauté que toute expédition maritime l’expéditiondevait être entreprise avec des troupes de débarquement. Co i H ' llha s ueConformément à cette opinion, on avait réuni 20 mille hommesaux Dunes, lesquels, joints aux troupes anglaises envoyées àStralsund, allaient former une armée de 27 à 28 mille hom-mes, sous les murs de Copenhague. Les procédés devaientêtre dignes du but. Profitant de ce que le Danemark avaittoutes ses troupes, non dans les lies de Seeland et de Fionie,mais sur la frontière du Holstein, on voulait jeter une divisionnavale dans les deux Belts, intercepter ces passages, empêcherainsi que l’armée danoise ne revint au secours de Copen-hague, puis débarquer vingt mille hommes autour de celtecapitale, l’investir, la sommer, et, si elle refusait de se rendre,la bombarder jusqu’à la détruire. Ce plan d’attaque fondé surle défaut de préparatifs du côté de la mer, et sur la réunionde toutes les forces danoises du côté de la terre, était la com-plète démonstration de la bonne foi du Danemark, et de l’in-digne mauvaise foi du cabinet britannique. Sir Home Popham,fort compromis dans l’insuccès de la tentative sur Buenos-Ayres, et fort impatient de se réhabiliter, avait beaucoupcontribué à la conception du plan, et contribua beaucoup aussià son exécution.
C’est dans ces circonstances que parvinrent à Londres l’offre Réponsede la médiation russe et la proposition de traiter d’un rap- e \a S forme" S
. néeative dans
prochement avec la France. On était beaucoup trop engagé îefond^dans un système d’hostilités acharnées, beaucoup trop alléché ■* médiationpar l’espérance d’une expédition éclatante, pour écouter au-cune proposition pacifique. On résolut donc de faire uneréponse évasive, hypocritement calculée, qui, sans interdiretout rapprochement ultérieur, laissât pour le moment la libertéde continuer l’entreprise commencée. En conséquence, on