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[Vol. 4.]
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LIVRE XSVI11.

Sppr. iço7. dont le pays était menacé, adressa un appel patriotique à lapopulation, et prescrivit toutes les mesures que le temps etl’investissement inopiné de l’ile de Seeland permettaient deprendre, investissement qui était déjà devenu si étroit que leprince avait eu lui-méme la plus grande difficulté à traverserMoyens les deux Belts. Malheureusement les moyens de défense étaient

de défense

reuni^autour loin de répondre aux besoins à Copenhague, car il y avait à

Copenhague, peine S mille hommes de troupes dans la ville, dont 3 millede troupes de ligne, 2 mille de milice assez bien organisée.On y ajouta une garde civique de trois à quatre mille bour-geois et étudiants. Ou embossa comme en <1801 tout ce qu’onavait de vieux vaisseaux, en dehors des passes, de manièreà couvrir la ville du côté de la mer, avec des batteries flot-tantes. On abrita soigneusement dans l’intérieur des bassinsla flotte, objet de la prédilection et de l’orgueil des Danois ;et enfin, du côté de terre, on éleva des ouvrages à la hâte,car on savait que les Anglais amenaient une armée de débar-quement, et de toutes parts on mit en batterie la grosse artil-lerie dont les arsenaux danois étaient abondamment pourvus.Mais si de tels moyens suffisaient à empêcher une prise d’as-saut , ils étaient loin de suffire contre le danger d’un bombar-dement. Il aurait fallu, pour tenir l’ennemi à une distance quirendit tout bombardement impossible, ou des ouvrages exté-rieurs que le Danemark, comptant sur la position insulairede sa capitale, n’avait jamais songé à construire, ou unearmée de ligne que sa loyauté l’avait porté à placer sur safrontière de terre. Quoi qu’il en soit, le prince, après avoirfait les dispositions que comportait l’urgence des circonstances,laissa un brave militaire, le généralPeymann, pour comman-der la ville de Copenhague, avec ordre de se défendre jusqu’àla dernière extrémité. Comme il existait dans l’étendue mêmede l’ile de Seeland, et par conséquent en dedans des Belts,une population assez nombreuse qui pouvait fournir quelquesmille hommes de milice, il ordonna au général Castenskiod