FONTAINEBLEAU,.
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Whitworth à Paris, mais qu’on n’avait pas pu y laisser, àcause du mauvais esprit qu’il manifestait en toute occasion.11 ne rencontra pas le prince royal à Copenhague, et alla lechercher à Kiel, dans le Holstein, résidence qu’occupait en cemoment la famille royale. Introduit auprès du régent, il allé-gua .de prétendues stipulations secrètes, en vertu desquellesle Danemark devait, disait-on, de gré ou de force, faire partied’une coalition continentale contre l’Angleterre ; il donnacomme raison d’agir la nécessité où se trouvait le cabinetbritannique de prendre ses précautions pour que les forcesnavales du Danemark et le passage du Sund ne tombassentpas au pouvoir des Français, et en conséquence il demanda,au nom de son gouvernement, qu’on livrât à l’armée anglaisela forteresse de Kronenbourg qui commande le Sund, le portde Copenhague, et enfin la flotte elle-même, promettant degarder le tout en dépôt, pour le compte du Danemark, quiserait remis en possession de ce qu’on allait lui enlever, dèsque le danger serait passé. M. Jackson assura que le Dane-mark ne perdrait rien, que l’on se conduirait chez lui en auxi-liaires et en amis, que les troupes britanniques payeraienttout ce qu’elles consommeraient. — Et avec quoi, répondit leprince indigné, payeriez-vous notre honneur perdu, si nousadhérions à cette infâme proposition?... — Le prince con-tinuant, et opposant à cette perfide agression la conduiteloyale du Danemark, qui n’avait pris aucune précaution contreles Anglais, qui les avait toutes prises contre les Français, cedont on abusait pour le surprendre, M. Jackson répondit àcette juste indignation avec une insolente familiarité, disantque la guerre était la guerre, qu’il fallait se résigner à sesnécessites, et céder au plus fort quand on était le plus faible.Le prince congédia l’agent anglais avec des paroles fort dures,et lui déclara qu’il allait se transporter à Copenhague, poury remplir ses devoirs de prince et de citoyen danois. 11 s’yrendit en effet, annonça par une proclamation les dangers
Sept. 1807.
Sommation
adressée
par
I\T. Jacksonau
prince régentde
Danemark.