Sept. 1807.
Dispositionsdes Anglaispour incendierCopenhague.
blissemenl solide et bien protégé de quelques batteries incen-diaires. Il régnait autour de Copenhague une espèce de lac deforme allongée, qui embrassait presque toute la portion del’enceinte du côté de terre. Ils prirent position derrière ce lac,et s’y retranchèrent. Couverts ainsi du côté do la place contreles sorties des assiégés, ils cherchèrent à se couvrir du côtede la campagne par une seconde ligne de contrevallation, afinde tenir en respect soit les milices de la Seeland, réunies sousle général Castenstiod, soit les troupes régulières elles-mêmes,s’il en était quelques-unes qui pussent repasser lesBelts. Aprèss’être solidement établis, ils commencèrent à construire leursbatteries incendiaires, s’abstenant d’en faire usage avant qu’ellesfussent complètement armées, et en état d’ouvrir un feu des-tructeur. Pendant qu’ils travaillaient ainsi, leur flotte s’étaitapprochée du côté de la mer, et des escarmouches fort vivesavaient lieu sur les deux éléments entre les assiégés et lesassiégeants. Une flottille danoise, armée à la hâte, disputaitavec avantage à la flottille anglaise les passes étroites par les-quelles on peut approcher de Copenhague, tandis que lestroupes de ligne, enfermées dans la ville, exécutaient des sor-ties fréquentes contre les troupes du général Cathcart. N’ayantmalheureusement que deux points d’attaque à choisir, auxdeux extrémités du lac qui les séparait de l’ennemi, les Da-nois trouvaient, quand ils essayaient des sorties, la totalitédes forces anglaises réunies sur ces deux points, et n’étaientpas assez nombreux pour y forcer les lignes des assiégeants.Chaque fois ils étaient obligés de reculer, après avoir tué quel-ques hommes, et en avoir perdu beaucoup plus qu’ils n’enavaient tué, à cause du désavantage de la position.
Les Anglais attendaient, pour en finir, l’arrivée de la se-conde division qui était devant Stralsund. Les Suédois, exci-tés par eux, ayant repris les hostilités, le maréchal Brunevenait d’entreprendre le siège de cette place avec 38 millehommes de troupes, et tout le matériel de siège dont la prise