FONTAINEBLEAU.
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de Dantzig, la cessation des hostilités devant Colherg, Marien-bourg et Graudenz, avaient rendu l’usage à l’armée française.Le maréchal Brune était accompagné du général du génie Chas-seloup, le même qui avait tant contribué à la prise de Dantzig.Cet habile officier, possédant cette fois tous les moyens dont laréunion n’avait été que successive devant la place de Dantzig,s’était promis de faire du siège de Stralsund un modèle deprécision, de vigueur et de promptitude. Il avait préparé troisattaques, mais avec la résolution de no rendre sérieuse quel’une des trois, celle qui, dirigée vers la porte de Knieper aunord, pouvait amener la destruction de la flotte suédoise.Ayant ouvert la tranchée sur tous les points à la fois, malgréles feux de la place, il avait en quelques jours établi et arméses batteries, et commencé une attaque si terrible, que le gé-néral ennemi, quoiqu’il eût 1 o mille Suédois et 7 à 8 milleAnglais, soit dans la place, soit dans l’île de Rugen, s'était vucontraint d’envoyer un parlementaire, et de livrer Stralsundle 21 août.
Pendant ce siège, conduit par les Français avec une bra-voure et une habileté dignes d’admiration, le général Gathcarlavait attiré à lui la division dos troupes anglaises chargée decoopérer avec les Suédois. Il venait de la débarquer à Kioge,et dès ce moment il avait tellement enfermé la ville de Copen-hague dans une double ligne de contrevallation, qu’il était enmesure de détruire cette ville infortunée sans avoir à craindreles effets de son désespoir. Rien n’est plus légitime qu’un siège.Rien n’est plus barbare qu’un bombardement, quand l’une deces nécessités impérieuses de guerre qui justifient tout, ne lerend pas excusable. Et quelle nécessité pour justifier l’atroceexécution préparée par les Anglais, que celle de piller uneflotte et un arsenal réputé fort riche 1
Néanmoins le 1 er septembre le général Cathcart, ayant enbatterie 68 bouches à feu, dont 48 mortiers et obusiers,somma Copenhague, dans un langage dont la feinte humanité
Sept. 1807.
Redditionde Stralsund,et translationde toutesles forces an-glaises devantCopenhague.
Bombardement
de
Copenhaguependant troisjours et troisnuits.