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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Sept. 1807 . Le général Savary n’avait pas cessé d’étre à Saint - Péters-bourg entouré des soins d’Alexandre, et de la froide politessede la haute société russe. Bien qu’il ne sût pas d’abord toutce qu’on s’était dit à Tilsit, et qu’il ne l’eût appris que parune communication postérieure de Napoléon, qui avait voulul’informer pour prévenir de sa part des fautes d’ignorance, ilavait promptement deviné le secret des cœurs, et aperçu quela Russie ferait tout ce qu’on voudrait, moyennant l’abandond’une ou deux provinces, non pas au Nord, mais à l’Orient.Sans engager Napoléon plus qu’il ne fallait, sans sortir de sonrôle, il avait cherché à se rendre agréable à Saint-Péters-bourg, et il y avait réussi en flattant avec prudence les pas-sions du souverain. Aussi, à peine les événements de Copen-hague étaient-ils connus, à peine les vives explications aveclord Govver avaient-elles eu lieu, qu’Alexandre et M. de Ro-manzoff appelèrent le général Savary, et, avec le langage quiconvenait à chacun d’eux, lui firent part des résolutions duEntretien cabinet russe. — Vous le savez, dit Alexandre au eénéral,avec sâvar° Wral ^ ans pl us * eurs entretiens fort longs, nos efforts pour la paixaboutissent à la guerre. Je m’y attendais ; mais, je l’avoue, jene m’attendais ni à l’expédition de Copenhague, ni à l’arro-gance du cabinet britannique. Mon parti est pris, et je suisprêt à tenir mes engagements. Dans mon entrevue avec l’em-pereur Napoléon, nous avions calculé que, si la guerre devaitcontinuer, je serais amené à me prononcer en décembre ; etje désirais que ce ne fût pas avant, pour n’avoir la guerreavec les Anglais qu’après la clôture de la Baltique. Peu im-porte, je me prononcerai tout de suite. Dites à votre maîtreque, s’il le désire, je vais renvoyer lord tiower. Cronstadt estarmé, et si les Anglais veulent s’y essayer, ils verront qu’avoiraffaire aux Russes est autre chose que d’avoir affaire à desTurcs ou à des Espagnols. Cependant je ne déciderai riensans un courrier de Paris, car il ne faut pas nous hasarderà contrarier les calculs de Napoléon, D’ailleurs je voudrais,