FONTAINEBLEAU.
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avant de rompre, que mes flottes fussent rentrées dans les sept- 1807 .ports russes. Quoi qu’il en soit, je suis entièrement disposé àtenir la conduite qui conviendra le mieux à votre maître.
Qu’il m’envoie même, si cela lui convient, une note toute ré-digée , et je la ferai remettre à lord Gower en même tempsque des passe-ports. Quant à la Suède, je ne suis pas eumesure, et je demande le temps de réorganiser mes régimentsfort maltraités par la dernière guerre, et fort éloignés de laFinlande, attendu qu’il faut les ramener du sud au nord del’empire. En outre sur ce théâtre mon armée ne me suffit pas.
Dans les bas-fonds des golfes du Nord on se sert beaucoup deflottilles à rames. Les Suédois en ont une très-nombreuse ; lamienne n’est pas encore équipée, et je ne veux pas m’exposerà un échec de la part d’un si petit Etat. Dites donc à votremaître qu’aussitôt mes moyens préparés, j’accablerai la Suède,qu’il me faut attendre décembre ou janvier; mais qu’à l’égarddes Anglais, je suis prêt à me prononcer immédiatement. Jesuis même d’avis que nous ne nous bornions pas là, et quenous exigions de l’Autriche son adhésion, volontaire ou for-cée, à la coalition continentale. En ceci encore je suis disposéà recevoir, pour l’envoyer à Vienne, une note rédigée à Paris,car il n’y a pas de demi-alliance; il faut agir en toutes chosesdans un parfait accord. Je désire que mon intimité avec Napo-léon soit entière, et c’est dans cette vue que j’ai choisi M. deTolstoy. Je ne possède pas, comme votre maître, une abon-dance d’hommes éminents en tous genres. M. de Markoff avaitde l’esprit, et cependant il a tout brouillé. J’ai préféré M. deTolstoy à tout autre, parce qu’il appartient à une famille quim’est dévouée, parce qu’il est militaire, parce qu’il pourramonter à cheval, et suivre votre Empereur à la chasse, à laguerre, partout où il faudra. S’il ne convient pas, qu’onm’avertisse, et j’en enverrai un autre, tant j’ai à cœur deprévenir le moindre nuage. On n’essaiera certainement pasdo nous faire battre de sitôt; mais on dira à Napoléon que je