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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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allait entreprendre encore, c'était ajouter à la témérité de lapolitique française que de s’engager dans de nouveaux événe-ments, sans s’attacher complètement la Russie, par un sacri-fice en Orient.

Napoléon imagina de satisfaire l’ambition moscovite, nonvers l’Orient, où elle était vivement attirée, mais vers le Nord,où elle l’était fort peu, et de lui livrer la Finlande, sous pré-texte de la pousser sur la Suède. C’est beaucoup, se disait-il,qu’une conquête telle que celle de la Finlande, et l’empereurAlexandre doit y trouver pour l’opinion russe une premièresatisfaction, qui lui donnera le temps d’en attendre d’autres.C’était beaucoup en effet que la Finlande, surtout en considé-rant les véritables intérêts européens ; car si la Russie, en pre-nant la Moldavie et la Valachie, faisait vers les Dardanellesun progrès alarmant pour l’Europe, elle en faisait un nonmoins inquiétant vers le Sund, en s’appopriant la Finlande.Malheureusement, tandis qu’elle obtenait ainsi une extensionregrettable pour l’indépendance future de l’Europe, elle rece-vait un présent presque sans prix à ses yeux. Napoléon don-nait beaucoup en réalité, fort peu en apparence; et c’est lecontraire qu’il aurait fallu qu’il fit, pour acheter au meilleurmarché possible la nouvelle alliance qui allait devenir le fon-dement de toutes ses entreprises ultérieures. Il se flatta doncde contenter la Russie avec la Finlande ; et quant aux provin-ces du Danube, il résolut d’ajourner toute décision à leur égard,sans détruire toutefois les espérances qu’il avait besoin d’en-tretenir.

Il avait eu, lui aussi, beaucoup de peine à trouver un am-bassadeur qui pût convenir à Saint-Pétersbourg, et il avaitfini par choisir M. de Caulaincourt, actuellement grand écuyer,militaire de profession, homme droit, sensé, digne, très-in-justement compromis dans l’affaire du duc d’Enghien (ce queNapoléon regardait presque comme une convenance pourl’ambassade de Russie ), mais très-propre à imposer au jeune

TUM. VIII. 12

Sept. 1907,

Napoléonchercheà ajourner lesidées de par-tage à l’égardde la Turquie,et s'efforcede pousserl'ambitionde la Russiever#

la Finlande.

i ’hoixde M. deCaulaincourtpour

ambassadeuren Russie.