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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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rement; qu’il ne pouvait en traiter par écrit, et que c’était Sept. îaw.avec M. de Tolstoy qu’il se proposait de l’approfondir; qu’il laréservait à cet ambassadeur, et que c’était même afin de l’at-tendre qu’il avait retardé son départ pour l’Italie, où il étaitcependant pressé de se rendre. Unissons-nous, disait Napo-léon à Alexandre, et nous accomplirons les plus grandes chosesdes temps modernes. — Napoléon manda en outre à l’empereuret à M. de Romanzoff, que le ministre Decrès allait achetervingt millions de munitions navales dans les ports de la Rus-sie, que la marine française recevrait tous les cadets russesqu’on lui donnerait à instruire, et enfin que cinquante millefusils du meilleur modèle étaient à la disposition du gouver-nement impérial, qui pouvait les envoyer prendre au lieu qu’illui plairait de désigner.

Tandis qu’il écrivait avec effusion à l’empereur Alexandre,

Napoléon recommanda à M. de Caulaincourt de ne pas tropparler d’une prochaine entrevue, car, dans un nouveau tête-à-téte impérial, il faudrait arriver à une conclusion, relative-ment à la Turquie, ce qu’il redoutait infiniment. Toutefois laFinlande immédiatement accordée, les provinces du Danubelaissées en perspective, le silence gardé sur leur occupationprolongée, enfin beaucoup de témoignages d’intimité, parais-saient à Napoléon et étaient effectivement des moyens suffi-sants de vivre en bon accord, pendant un temps plus oumoins long, mais restreint.

Napoléon, malheureusement, ne s’était pas borné à voir Arrangementdans l’attentat de l’Angleterre contre le Danemark une occa- Napoléon avecsion de ramener à lui l’opinion de l’Europe, il y avait décou- r ?t°iüchervert au contraire un prétexte pour se permettre de nouvelles “ u S“ t l j t " )U “entreprises, et il voulait profiter de la prolongation de la de lilsit *guerre pour achever tous les arrangements qu’il méditait. Ilpensa que pour mieux arriver à son but il convenait de seconcilier la cour d’Autriche, et de faire cesser avec elle unétat de malaise extrême, qui provenait, indépendamment des

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