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LIVRE XXVIII.

Sept. 1807. chagrins ordinaires de cette cour, des derniers événements dela guerre. L’Autriche s’en voulait à elle-même d’avoir armé,sans profiter de l’occasion d’agir qui s’offrait après Eylau etavant Friedland; de s’étre livrée à des dépenses inutiles, etd’avoir montré en pure perte des dispositions dont Napoléonne pouvait pas être dupe. Elle était inquiète de ce qu’il allaitexiger d’elle pour la punir, plus inquiète encore de ce qu’ilavait pu promettre à la Russie sur le Danube, et peu conso-lée par le langage de l’Angleterre, qui lui répétait toujoursqu’il fallait d’une part se préparer sérieusement à la guerre,et de l’autre ramener la Russie en lui accordant soi - mêmetout ce que Napoléon était près de lui accorder; c’est-à-dire,après quinze ans d’affreux malheurs, s’en infliger un nouveau,plus grand que tous les autres, celui de voir les Russes surle bas Danube.

Napoléon, qui n’avait pas eu de peine à discerner le ma-laise de l’Autriche, tenait à le faire cesser, pour être plus librede ses actions. Il avait reçu à Fontainebleau, avec une par-faite courtoisie, le duc de Wurtzbourg, frère de l'empereurFrançois, transféré, comme nous l’avons dit bien des fois, deprincipautés en principautés, et très - désireux de rapprocherl’Autriche de la France, pour n’avoir plus à souffrir de leurs

Explications querelles. Napoléon s’expliqua longuement et en toute franchise

amicales

de Napoléon avec ce prince, le rassura complètement sur ses intentions

avec le duc 1

wumbourg v ' s -à- v >s de la cour de Vienne, à laquelle il ne voulait, disait-il, rien enlever, à laquelle, au contraire, il était prêt à rendrela place de Braunau, demeurée dans les mains des Françaisdepuis l’infidélité commise à l’égard des bouches du Cattaro.Napoléon déclara que les bouches du Cattaro lui ayant étérestituées, il se considérait comme sans droit et sans intérêtà garder Braunau, place importante qui commandait le coursde l’Inn ; que, du côté de l’Istrie, il ne demandait rien que laconservation de la route militaire accordée antérieurementpour le passage des troupes françaises qui se rendaient en