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LIVRE XXVIII.
Octob. 1807.
Convention
de
Braunau entrel'Autriche etla France.
Concoursde l’Autriche& la politiquecontinentale,et déclarationsfaites par elleà Londres.
sans autre allié que l’Angleterre, alliée peu secourable, qui,lorsqu’elle avait poussé les puissances continentales à la guerreet les avait fait battre, se retirait tranquillement dans son île,se plaignant de la mauvaise qualité des troupes auxiliaires.Apprendre qu’on pouvait recouvrer Braunau sans rien perdreen Istrie, apprendre en outre que rien de prochain ne se pré-parait en Orient, aurait procuré au cabinet autrichien une vé-ritable joie, si dans l’état des choses il eût été capable d’enéprouver. Aussi parut-il enclin à faire tout ce que voudraitNapoléon, soit quant au thalweg de l’Izonzo, soit quant auxdémarches à tenter auprès de l’Angleterre, dont la conduiteà Copenhague était si odieuse, que même à Vienne on n’hési-tait pas à la condamner hautement. En conséquence, des pou-voirs furent envoyés à M. de Metternich, ambassadeur d’Au-triche à Paris, pour signer une convention qui embrasseraittous les objets sur lesquels un accord était désirable, et parais-sait facile depuis les explications échangées à Fontainebleau.
11 fut convenu que la place de Braunau serait remise àl’Autriche, que le thalweg de l’Izonzo serait pris pour fron-tière des possessions autrichiennes et italiennes, et qu’uneroute militaire continuerait d’être ouverte à travers l’Istrieaux troupes françaises qui se rendaient en Dalmatie. La con-vention contenant ces stipulations fut signée à Fontainebleaule 10 octobre. Aux stipulations écrites on joignit des pro-messes formelles relativement à l’Angleterre. L’Autriche nepouvait pas envers cette vieille alliée procéder par unebrusque et ferme déclaration de guerre, mais elle promitd’arriver au résultat désiré en y apportant des formes quinoteraient rien à la fermeté de ses résolutions. En effet ellechargea M. de Starhemberg, son ambassadeur à Londres, dese plaindre de l’acte commis sur Copenhague, comme d’unattentat que devaient ressentir vivement tous les États neu-tres , d’exiger une réponse aux offres de médiation qui avaientété faites en avril par la cour d’Autriche, en juillet par la cour