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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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Dalmatie; que tout au plus, si on y consentait à Vienne, ilproposerait une rectification de frontières entre le royaumed’Italie et l’empire d’Autriche, rectification qui se bornerait àéchanger les petits territoires italiens situés sur la rive gauchede l’izonzo, contre les petits territoires autrichiens situés surla rive droite, de manière à prendre pour limite le thalwegde ce fleuve; que cela fait il n’exigerait rien de plus, et étaittout disposé à respecter scrupuleusement la lettre des traités.Sous le rapport de la politique générale, Napoléon ajouta qu’ils’unissait à la Russie pour demander à l’Autriche de l’aider àrétablir la paix, en fermant les côtes de l’Adriatique au com-merce anglais; que l’atroce événement de Copenhague en fai-sait un devoir pour toutes les puissances; que, si l’Autricheprenait ce parti, elle aurait l’honneur du rétablissement de lapaix, car l’Angleterre ne tiendrait pas devant l’unanimité bienprononcée du continent; qu’enfin, cet accord sur toutes cho-ses étant obtenu, la cour de Vienne renoncerait sans doute àdes armements inutiles, dispendieux, inquiétants; que, deson côté, Napoléon n’aurait rien de plus pressé que d’éloignerses armées, et de les transporter vers les rivages de la basseItalie. Quant à la Turquie, Napoléon en parla très-vaguement,et ne se montra disposé à aucune résolution prochaine. Deplus, il laissa toujours entendre que rien en Orient ne devaitse faire que d’accord avec l’Autriche, c’est-à-dire en lui mé-nageant sa part, dans le cas où l’empire ottoman cesseraitd’exister.

Ces explications, qui étaient données avec bonne foi, et quifurent reçues avec joie par le duc de Wutzbourg, ces explica-tions transmises à Vienne y causèrent un vrai soulagement.Quel que fût le regret qu’on éprouvât de n’avoir pas saisi lemoment où Napoléon marchait sur le Niémen pour se placerentre lui et le Rhin, on ne demandait pas mieux, maintenantque l’occasion était perdue, de demeurer tranquille, et de n’a-voir pas un tel ennemi sur les bras, lorsqu’on était seul et

Sept. 1807.