FONTAINEBLEAU.
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aussitôt que la Prusse aurait acquitté ses contributions. Ledépart de l’expédition anglaise envoyée vers le Sund était uneoccasion unique pour surprendre l’Angleterre à moitié dés-armée. M. Decrès, transporté en toute hâte à Boulogne, Wi-mereux, Ambleteuse, Calais, Dunkerque, Anvers, avaittrouvé malheureusement la flottille dans un état qui la rendaitpeu propre à se charger d’une nombreuse armée. Le port cir-culaire creusé à Boulogne était ensablé de deux pieds; lesports de Wimereux et d’Ambleteuse, de trois, et il suffisaitde quelques années encore pour faire disparaître ces créationsdu génie de Napoléon, et de la constance de nos soldats. Laplupart des bâtiments, construits précipitamment et avec dubois vert, exigeaient de grands radoubs. On n’avait maintenuen état de servir à la mer qu’environ 300 de ces bâtiments,sur 12 ou 1,300, et ces trois cents étaient sans cesse occupésà manœuvrer, ou à former comme en 1804 la ligne d’embos-sage, du fort de l’Heurt au fort de la Crèche. Quant aux 900bâtiments de transport, achetés eu tout fieu et à tout âge, ilsétaient presque hors de service, par suite d’un séjour dequatre années au mouillage. Les marins, organisés pour laplupart en bataillons, avaient perdu quelques-unes de leursqualités comme hommes de mer, mais comme soldats de terreils présentaient la plus belle troupe qu’il y eût au monde. Legénéral Gouvion Saint-Cyr, qui commandait le camp de Bou-logne, déclarait qu’il n’y avait rien de plus beau dans l’arméefrançaise, la garde impériale comprise. Reportés sur des vais-seaux, et bientôt redevenus marins, ils pouvaient formerl’équipage de douze grands vaisseaux de ligne. Quant à laflottille hollandaise, renvoyée en partie chez elle, restée enpartie à Boulogne, elle souffrait moins dans son matériel, quiavait été mieux construit; mais elle s’ennuyait de son oisiveté,et les hommes regrettaient un emploi plus utile de leur acti-vité et de leur courage.
11 n’était donc pas possible de mettre immédiatement la
Octob. 1807.
anglaise pourla Baltiquefait renaîtrel’idée
de se servirde la flottillede Boulogne.
Etat
de la flottilledeBoulogneen 1807.