FONTAINEBLEAU.
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âmes de population, composé des Algarves et de l’Àlentejo, Oetob. iso?sous le titre de principauté des Algarves. Ces deux petits Étatsréunis représentaient la population de la Toscane, alors éva-luée à <1,200 mille âmes. Napoléon n’était pas assez contentde l’Espagne pour lui rendre plus qu’il ne lui ôtait. 11 se réser-vait le milieu du Portugal, c’est-à-dire Lisbonne, le Tage, lehautDouro, portant les noms d ’Estramadure portugaise, deBeyra, de Tras-os-Montes, et comprenant une population de2 millions d’habitants, pour en disposer à la paix. Cet arran-gement tout provisoire lui convenait à merveille, car il lais-sait toutes choses en suspens, et il offrait ou le moyen derecouvrer plus tard les colonies espagnoles en rendant lesdeux tiers du Portugal à la maison de Bragance, ou le moyende faire avec la maison d’Espagne tel partage de territoire qu’onvoudrait, si on se décidait à la laisser régner en se l’attachantpar les liens d’un mariage. Dans tous les cas, il était convenuque les nouvelles principautés portugaises seraient constituéesen souverainetés vassales de la couronne d’Espagne, et que lepauvre roi Charles IV s’appellerait, suivant ses désirs, roides EsrAGNEs et empereur des Amériques , et porterait commeNapoléon le double titre de Majesté Impériale et Royale.
Outre ces conditions, Napoléon exigeait que l’Espagnejoignît aux troupes françaises une division de 10 mille Espa-gnols pour envahir la province d’Oporto, une de 10 à 11 millepour seconder le mouvement des Français sur Lisbonne, etune de 6 mille pour occuper les Algarves. Il était entendu quele général Junot commanderait les troupes françaises et alliées,à moins que le prince de la Paix ou le roi Charles IV ne serendissent à l’armée; ce qu’ils avaient promis de ne pas faire,car Napoléon n’aurait jamais voulu confier à de tels générauxle sort d’un seul de ses soldats. En disposant ainsi du Portu-gal, Napoléon recouvrait tout de suite l’Étrurie, ce dont ilétait pressé pour ses arrangements d’Italie, jetait un grossierappât à l’ambition du prince de la Paix, ajournait toute réso-