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LIVRE XXtllI.
octoh. 1807 . à son insu déshonoraient son règne. Doué néanmoins d’uncertain bon sens, il voyait bien qu’il y avait des malheurs
de 1807, et > J 1 J
CO de e 'ceu'e CCS autour de lui ; car, quoi qu’on fit pour le tromper, la perte demaladie. ] a Trinité, le désastre deTrafalgar, le papier-monnaie sub-stitué à l’argent, ne pouvaient pas prendre l’apparence de laprospérité et de la grandeur. Il accusait les circonstances, etdemeurait convaincu que, sans le prince de la Paix, tout seraitallé plus mal. Au fond il était triste et malade. ,On crut samort prochaine. La nation, sans lui vouloir du mal, vit danscette mort la fin de ses humiliations; le prince des Asturies,la fin de son esclavage; la reine et Godoy, la fin de leur pou-voir. Pour ces derniers, c’était plus que le terme d’un pouvoirusurpé, c’était une catastrophe; car ils supposaient que leprince des Asturies se vengerait, et ils mesuraient cette ven-geance à leurs propres sentiments. C’est pour ce motif que leprince de la Paix avait attaché tant de prix à devenir sou-verain des Algarves.
Divers moyens furent successivement imaginés par la reine^ Efforts et par le favori pour se garantir contre les dangers qu’ils pré-t 'de d ia I ïaî“ V0 Y a * ent - D’abord ils songèrent à s’emparer du prince desP FermMand° r Asturies, et à lui faire contracter un mariage qui le plaçâtun mariage. sous l eur influence. Pour l’accomplissement de ce dessein ilsjetèrent les yeux sur dona Maria-Theresa de Bourbon, sœurde dona Maria-Luisa, princesse de la Paix. Ils pensèrent qu’enépousant cette infante, Ferdinand, devenu beau-frère d’Em-manuel Godoy, serait ou ramené, ou contenu. Mais Ferdinandopposa à ce projet des refus invincibles et même outra-geants. — Moi, dit-il, devenir beau-frère d’Emmanuel Godoy,jamais ! Ce serait un opprobre 1 — Ces refus, exprimés en untel langage, redoublèrent les anxiétés de la reine et du favori.Ils ne songèrent plus qu’à se prémunir contre les consé-quences de la mort du roi, supposée alors beaucoup plusprochaine qu’elle ne devait l’étre. Le prince de la Paix étaitdéjà généralissime de toutes les armées espagnoles. II résolut,