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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Nov. 1807. Varsovie et Posen, sa cavalerie sur l’Oder même. La Pologne,fort recommandée à Napoléon par le roi de Saxe, obtint ainsiun notable soulagement. Le maréchal Soult, qui formait ledeuxième commandement, reçut ordre d’évacuer la Vieille-Prusse, et de se reporter vers la Poméranie prussienne etsuédoise, sa cavalerie continuant seule à vivre dans l’ile deNogat. 11 ne resta sur la droite de la Vistule que les grenadiersd’Oudinot à Dantzig. Le premier corps, passé aux ordres dumaréchal Victor, continua d'occuper Berlin, avec la grossecavalerie en arrière sur les bords de l’Elbe. Le maréchal Mor-tier, avec les cinquième et sixième corps, et deux divisionsde dragons, fut laissé dans la haute et la basse Silésie. Leprince de Ponte-Corvo, commandant seul les bords de la Bal-tique, depuis la prise de Stralsund et la dissolution du corpsdu maréchal Brune, dut occuper Lubeck avec la divisionDupas, Lunebourg avec la division Boudet, Hambourg avec lesEspagnols, Brème avec les Hollandais. Tout ce qui restait decavalerie n’ayant pas pris place dans ces divers commande-ments fut envoyé en Hanovre. Les Bavarois, Wurtembergeois,Badois, Hessois, Italiens, obtinrent l’autorisation de rentrerchez eux. La grosse artillerie de siège, les approvisionnementsen vêtements, souliers, armes, confectionnés à prix d’argentdans la Pologne et l’Allemagne, furent dirigés sur Magde-bourg. La garde impériale, au nombre de douze mille hommes,accéléra sa marche vers Paris.

Napoléon en prescrivant ces mouvements avait la doubleintention de décharger le nord de l’Europe, et de ramenerquelques régiments de vieilles troupes en France. Indépen-damment de la garde qui allait arriver, il fit rentrer neuf ou dixrégiments d’infanterie, une certaine portion d’artillerie à pied,et beaucoup de cadres de dragons. Il s’y prit avec sa dextéritéordinaire, pour qu’il résultât de ce changement, au lieu d’unedislocation, une meilleure organisation de ses corps d’armée.

Le corps de Lannes, composé des grenadiers d’Oudinot, avait