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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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à tirer le prince des Asturies d’une oppression intolérable, età prévenir, en cas de mort du roi, un acte d’usurpation prévuet redouté par toute l’Espagne. La fermeté de ces honnêtesgens, coupables sans doute de s’étre prêtés à des démarchesirrégulières, mais ayant pour excuse une situation extra-ordinaire, leur fermeté, disons-nous, déshonorait et lacour infâme qui voulait les sacrifier à sa vengeance, et leprince pusillanime qui payait leur dévouement du plus lâcheabandon.

Cependant l’effet de cette audacieuse et inepte procédurefut immense dans toute la Péninsule. Ce n’était qu’un cri defureur et d’indignation contre le prince de la Paix, contre lareine, qui cherchaient, disait-on, à immoler un fils vertueux,seul espoir de la nation. On ne savait pas le fond des choses,mais on refusait de croire à cette absurde imputation dirigéecontre le prince des Asturies d’avoir voulu détrôner un père,et le bon sens populaire entrevoyait qu’il n’y avait eu dans lesactes incriminés qu’un effort pour détromper Charles IV, etquelques précautions pour empêcher le favori d’usurper l’au-torité suprême. Peu à peu la démarche tentée par Ferdinandauprès de Napoléon finissant par être connue, on interprétapar la colère que la cour avait dû en ressentir le scandaleuxprocès de l’Escurial. Aussitôt l’esprit public, se conformant àce qu’avait fait l’héritier adoré de la couronne, l’approuvasans réserve. C’était, disait-on, une bonne inspiration que des’adresser à ce grand homme, qui avait rétabli l’ordre et lareligion en France, qui pourrait, s’il le voulait, régénérer l’Es-pagne, sans lui faire traverser une révolution; c’était surtoutune sage pensée que de songer à unir les deux maisons parles liens du sang, car cette union pouvait seule faire cesserles défiances qui séparaient encore les Bourbons des Bona-parte. On approuva Ferdinand d’avoir eu confiance dans Na-poléon; on sut gré à Napoléon de la lui avoir inspirée, et sur-le-champ , avec la mobilité, l’ardeur d’une nation passionnée,

Nov. 1807.

Sensationproduiteen Espagnepar le procèsde

l'Escuria!.