FONTAINEBLEAU.
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plusieurs services importants, et se dirigea vers Milan poury embrasser son fils chéri, le prince Eugène de Beauliarnais.En partant il donna des ordres pour la réception triomphalede la garde impériale, qui allait arriver à Paris.
Il désirait être absent de cette solennité, et, s’il était possible,qu’on n’y pensât pas même à lui. 11 voulait qu’on fêtât l’armée,l’armée seule, en fêtant la garde qui en était l’élite. Aussi,écrivant au ministre de l’intérieur pour lui prescrire les dé-tails de la cérémonie, lui disait-il: Dans les emblèmes et ins-criptions qui seront faits dans cette occasion , il doit être ques-tion de ma garde et non de moi, et on doit faire voir que dansla garde on honore toute la grande armée.
En effet, le 25 novembre, le préfet de la Seine, les mairesde Paris se rendirent à la barrière de la Villelte, suivis d’uneimmense affluence de peuple, pour recevoir les héros d’Au-sterlitz, d’Iéna, de Friedland. Le maréchal Bessières était àleur tête. Un arc de triomphe avait été élevé en cet endroit.Les porte - drapeaux sortirent des rangs, inclinèrent leursétendards, sur lesquels les magistrats de la capitale posèrentdes couronnes d’or portant celte inscription: La Ville de Parisù la grande armée. Puis la garde, forte de douze mille vieuxsoldats, hàlés, mutilés, quelques - uns à la barbe déjà grise,défila à travers Paris, suivie de la foule enthousiaste, qui ap-plaudissait à son triomphe. Un repas abondant, servi dans lesChamps-Elysées, fut offert à ces douze mille soldats parlaville de Paris, qui, dans cette solennité fraternelle et natio-nale, représentait la France aussi bien que la garde représen-tait l’armée. Le ciel ne favorisa pas la fin de cette journée sou-vent attristée par la pluie; car il semblait que cette armée,qui dans nos grandeurs et nos fautes n’eut jamais d’autre partque son héroïsme, ne fût pas heureuse. Du milliard décrétépar la Convention il n’était resté qu’une fête promise en \ 806à toute l’armée d’Austerlitz; de cette fêle il restait une fête àla garde, contrariée par le ciel, et privée de la présence de
Nov. 1807.
Fête
triomphaledécernéeà la gardeimpérialepar la villede l^arts.