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LIVRE XXVIII.

Nov. 1807. taient unis que pour invoquer Napoléon comme ami et commemaître. Persévérant dans ses doutes, comme l’Espagne dansses agitations, Napoléon résolut de profiter de cet instant derépit, pour consacrer quelques jours à l’Italie, et pour mettreordre à beaucoup de grandes affaires qui réclamaient sa pré-sence. D’ailleurs il devait rencontrer en Italie son frère Lu-cien, se réconcilier avec lui, et recevoir de ses mains une fille,qui pourrait être la princesse destinée à l’Espagne, si le projetmoins violent d’unir les deux maisons par un mariage l’em-Contre-ordre portait définitivement. Ces résolutions prises, il donna des

aux troupes

qui devaient contre-ordres à ses armées, non pas pour arrêter leur marche'Saxonne à vers l’Espagne, mais pour ralentir la célérité de cette marche.

Il voulut que les troupes du corps des côtes de l’Océan, quidevaient être transportées en poste à Bordeaux, exécutassentle même trajet à pied, et sans aucune précipitation. Il en-joignit au général Dupont de disposer toutes choses pour quele deuxième corps de la Gironde pût entrer à la fin de no-vembre en Espagne, et il lui prescrivit d’aller jusqu’à Vallado-lid, sans s’avancer davantage vers le Portugal. Il fit partir dePai'is son chambellan M. de Tournon, dont il appréciait le bonsens, avec ordre de se rendre en Espagne, d’observer ce quis’y passerait, de bien examiner si le prince des Asturies yavait des partisans nombreux, si la vieille cour en conservaitencore, avec mission enfin de porter une réponse aux diver-Keponse ses communications de Charles IV. Dans cette réponse pleine

de Napoléon 1 1

aux diverses ( ] c convenance et de générosité, Napoléon conseillait à Char-til d’Espagne°" r ^ es IV 1° calme, l’indulgence envers son fils, niait d’avoir reçupour n fafre ùn de sa part aucune demande, et ne cherchait pas à jeter deen Italie. nouvelles semences de discorde, bien qu’il eût plus d’intérêtà troubler qu’à pacifier l’Espagne.

Cela fait, Napoléon, se doutant qu’il aurait bientôt à repor-ter son attention de ce côté, quitta Fontainebleau le -16 no-vembre, accompagné de Murat, des ministres de la marine etde l’intérieur, de MM. Sganzin et de Proni, des directeurs de