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sa parole. On prenait donc les assertions des amis du favori k»v. isot.pour une de leurs vanteries accoutumées, et on recommen-çait à croire ce qui plaisait, c’est-à-dire que Ferdinand allaitdevenir d’abord l’époux d’une fille adoptive de Napoléon, puisroi, et qu’ainsi disparaîtrait l’odieuse faction qui opprimait etdéshonorait l’Escurial. Et, chose singulière, dans cette tristeet sombre histoire de la chute des Bourbons d’Espagne, tan-dis que le prince de la Paix demandait à Paris l’autorisationde publier le traité de Fontainebleau, M. de Beauharnais ydemandait de son côté l’autorisation de le démentir.
Les lettres de Charles IV, les dépêches de M. de Beauhar- jJadïid™nais, avaient un long trajet à parcourir pour rejoindre Napo- jàinJre'Kapo-léon alors en Italie, et voyageant de ville en ville avec sa ra- 'Tai'le.* 1 *pidité accoutumée. Dans l’état des communications à cetteépoque, il ne fallait pas moins de sept jours pour aller deMadrid à Paris, pas moins de cinq pour aller de Paris à Milan;et si Napoléon était en ce moment en course, soit à Venise,soit à Palma-Nova, les dépêches d’Espagne lui arrivaient quel-quefois quatorze et quinze jours après leur départ. Il en fal-lait autant pour l’envoi des réponses, et ces délais conve-naient à Napoléon, qui aurait voulu ralentir la marche dutemps, tant il lui en coûtait de prendre des résolutions rela-tivement à l’Espagne, partagé qu’il était entre le désir de dé-trôner partout les Bourbons, et l’appréhension des moyensviolents et odieux qu’il lui faudrait employer pour y réussir.
Parti le 16 novembre de Paris, Napoléon était arrivé le 21 voyage
1 de Napoléon
à Milan, après avoir déjà visité plusieurs points intéressants. en ltalie -Il avait même surpris son fils Eugène Beauharnais, qui n’avaitpas eu le temps d’accourir à sa rencontre. Se montrant lematin de son arrivée à la cathédrale de Milan pour y enten-dre un Te Deurn, l’après-midi au palais de Monza pour y vi-siter la vice-reine sa fille, le soir au théâtre de la Seal a pours’y faire voir aux Italiens, il avait, dans les intervalles, en-tretenu les fonctionnaires chargés des services les plus ira-