4RAN JUEZ.
289
ands ensonpo-
:OU-
di-
au
vait
Lion
ca-
bans
en
nps> oùigotnée•ottian,dreue,ipledes; de>ue.,1eille;intede-,en-çonl’onpu-ses,
afin de le conduire au séjour de l’ancienne reine des mers.Ce peuple vénitien, qui se consolait, de ne plus former unerépublique indépendante par la satisfaction d’avoir échappé àdes lois tyranniques, par l’espérance d’appartenir bientôt à unvaste royaume qui comprendrait l’Italie tout entière, parlapromesse enfin de grands travaux destinés à rendre ses eauxnavigables, avait déployé pour recevoir Napoléon tout le luxequ’il étalait autrefois quand son doge épousait la mer. D’in-nombrales gondoles brillant de mille couleurs, retentissant duson des instruments, escortaient les canots qui portaient, avecle maître du monde, le vice-roi et la vice-reine d'Italie, le roiet la reine de Bavière, la princesse de Lucques, le roi deNaples, le grand-duc de Berg, le prince de Neufchâtel, et laplupart des généraux de l’ancienne armée d’Italie. Après avoirdonné aux réceptions le temps nécessaire, Napoléon employales jours suivants à parcourir les établissements publics, leschantiers, l’arsenal, les canaux, accompagné partout deMM. Decrès, Proni, Sganzin. L’examen des lieux terminé, ilrendit un décret en douze titres qui embrassait tous les besoinsde Venise régénérée. Il commença, en vertu de ce décret,par rétablir une quantité de perceptions abolies depuis lachute de la république, mais justifiées par une longue expé-rience, peu onéreuses en elles-mêmes, et indispensables poursuffire aux dépenses d’une existence tout artificielle, car Ve-nise comme la Hollande est une œuvre de l’art plus que de lanature. Les moyens assurés, il songea à leur emploi. Il orga-nisa d’abord une administration pour l’entretien des canauxet le creusement des lagunes, décréta ensuite un grand canalpour conduire les bâtiments de l’arsenal à la passe de Mala-mocco, un bassin pour des vaisseaux de soixante-quatorze,des travaux hydrauliques tant sur la Brenta qui amène leseaux dans les lagunes, que sur les diverses issues par les-quelles elles se jettent dans l’Adriatique. Il institua en outreun port franc, où le commerce pouvait introduire les mar-TOM. VIII. *19
Nov. 1807.
Travauxordonnésà Venise pourlui rendrel'usagede son port,et préparerle retourde
son ancienneprospéritécommerciale.