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été la secrète cause de ses succès, autant que son génie des Janv. isos.combats. Maintenant son art allait se compliquer, sa sollici-tude s’étendre, à mesure que ces dépôts, placés sur le Pô etsur le Rhin, ayant déjà envoyé des détachements aux arméesde Prusse et de Pologne, devaient en envoyer encore aux ar-mées d’Espagne, de Portugal, d’Illyrie. Suivre de l’œil centseize régiments français d’infanterie, quatre-vingts de cava-lerie , desquels on avait tiré un nombre considérable de corpsprovisoires, plus la garde impériale, les Suisses, les Polonais,les Italiens, les Irlandais, les auxiliaires allemands et espa-gnols; suivre de l’œil le régiment et ses détachements en toutpays, en diriger la formation, l’instruction, le placement, demanière à assurer le meilleur emploi de chacun, et à préve-nir la désorganisation qui pouvait naître de la dislocation desparties; car un régiment dont le dépôt était sur le Rhin avaitquelquefois des bataillons en Pologne, en Allemagne, en Es-pagne, en Portugal, tout cela exigeait une attention difficile,et singulièrement fatigante même pour le plus infatigable detous les génies. Napoléon imagina donc soixante légions, aulieu de cent vingt régiments, composées chacune de huit ba-taillons de guerre, commandées par un maréchal-de-camp,plusieurs colonels et lieutenants-colonels, pouvant fournir desbataillons de guerre en Pologne, en Italie, en Espagne, etayant un seul dépôt auquel se rapporteraient tous les déta-chements qu’on en aurait tirés. C’était dénaturer le régiment,base plus juste, avons-nous dit, puisqu’elle a pour mesure laforce physique du chef de bataillon et la force morale du co-lonel, et lui substituer une nouvelle composition entièrementarbitraire, pour la commodité d’une position unique, uniquecomme le génie et la fortune de Napoléon; car, excepté lui,qui pouvait jamais avoir des bataillons d’un même régiment àenvoyer en Pologne, en Italie, en Espagne ? Cette conceptionlui tenait tellement à cœur qu’il ne cessa depuis d’y songerpendant son règne, et même dans l’exil. Toutefois, sur les