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appeler môme à son honneur, fort intéressé à tenir les paro- isos.les qu’il avait données. Dans cette lettre, Charles IV avouaitles alarmes qu’il commençait à concevoir à l’approche destroupes françaises, rappelait à Napoléon tout ce qu’il avaitfait pour lui complaire, toutes les preuves de dévouementqu’il lui avait données, le sacrifice de ses flottes, l’envoi deses armées en pays lointain, et lui demandait en retour d’unesi fidèle alliance, la déclaration franche et loyale de ses inten-tions, ne pouvant pas supposer qu’elles fussent autres quecelles que l’Espagne avait méritées. Le pauvre roi ne savaitpas en écrivant de la sorte que cette fidèle alliance avait étéentremêlée de mille trahisons secrètes, que ce sacrifice deses flottes n’avait servi qu’à faire détruire les deux marinesà Trafalgar, que l’envoi d’une division à Hambourg n’avaitrendu d’autre service que celui d’une démonstration, et quel’Espagne avait été une auxiliaire inutile à elle-même et àses alliés, quelquefois môme l’occasion de beaucoup d’inquié-tudes pour eux. Ignorant ces choses comme toutes les autres,il adressa avec une bonne foi parfaite ces questions à Napo-léon, sous la dictée de ceux qui savaient, pensaient et vou-laient pour lui. Çe malheureux prince ne pouvait pas croirequ’à la fin de ses jours, après n’avoir jamais cherché à nuire,il pût être réduit ou à se battre, ou à s’enfuir, convaincu qu’ilétait que pour régner honnêtement et sûrement, il suffisait den’avoir jamais voulu mal faire; ce dont il était bien sûr, caril n’avait jamais rien fait que chasser, soigner ses chevaux etses fusils.
Cette lettre, destinée à Napoléon, fut suivie des lettres lesplus pressantes pour M. Yzquierdo. On le suppliait de se pro-curer à tout prix, quoi qu’il en dût coûter, la connaissanceprécise des intentions de la France; d’essayer de les changerà force de sacrifices si elles étaient hostiles ; ou bien, si on nepouvait les changer, de les faire connaître au moins, afinqu’on pût en combattre ou en éviter les conséquences. On lui
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