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[Vol. 4.]
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AKANJUEZ.

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l’objet de leurs vœux, Constantinople, et une portion du ri-vage de l’Asie pouf assurer en leurs mains la possession doces détroits. L’Autriche, mieux dotée aussi, et employée à sé-parer la Russie de la France, obtenait, outre la Bosnie et laServie, l’une et l’autre en toute propriété, la Macédoine elle-même jusqu’à la mer, moins Salonique. La France, conservantson ancien lot, l’Albanie, la Thessalie, jusqu’à Salonique, laMorée, Candie, avait encore toutes les îles de l’Archipel,Chypre, la Syrie, l’Égypte. Les Turcs, rejetés au fond del’Asie - Mineure et sur l’Euphrate, étaient libres d’y continuerce culte du Coran, qui leur faisait perdre leur empire d’Eu-rope et les trois quarts de celui d’Asie.

Dans cette chimérique distribution du monde, destinéepeut-être à devenir un jour une réalité, moins ce qui alorsétait réservé à la France, il y avait un point cependant sur le-quel on ne pouvait se mettre d’accord, et sur lequel on dis-putait comme si tous ces projets avaient dû recevoir une exé-cution prochaine. Constantinople intéressait à la fois l’orgueilet l’ambition des Russes, et chez les nations l’un n’est pasmoins ardent que l’autre. Les Russes voulaient la ville mémode Constantinople comme symbole de l’empire d’Orient, ilsvoulaient le Bosphore et les Dardanelles comme clefs des mers.M. de Caulaincourt, partageaut les sentiments de Napoléonqui bondissait d’orgueil et d’effroi quand on lui demandait docéder Constantinople aux dominateurs du Nord, refusait pé-remptoirement, et proposait de faire de Constantinople et desdeux détroits une sorte d’État neutre, une espèce de ville an-séalique, telle que Hambourg ou Brême. Puis enfin, quand leministre russe insistant demandait surtout la ville de Constan-tinople comme s’il n’eût tenu qu’à Sainte-Sophie, M. de Cau-laincourt cédait, sauf la volonté de son maître, mais exigeaitles Dardanelles pour la France, à litre de route de terre pouraller en Syrie et en Égypte, ce qui eût fait parcourir aux ba-taillons français le chemin des anciens croisés. Les Russes,

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Y il. 1803.

Cnnstantinop'ereste le pointde désaccordentre MM. deHommizofTet de Caulaln*court.