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[Vol. 4.]
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LIVRE XXIX.

f<Sv. 1808. mes de milice, défendait la contrée. Si le gouvernement sué-pian dois, moins insensible à tous les avis qu’il avait reçus, avait

mal conçu

des Russes, pris ses précautions, et dirigé toutes ses forces sur ce point,au lieU'de menacer les Danois de tentatives ridicules, il auraitpu disputer avantageusement cette précieuse province. Maisil y avait laissé trop peu de troupes, et des troupes trop peupréparées pour opposer une résistance efficace. De leur côtéles Russes attaquèrent d’après un plan fort mal conçu, et quiattestait la profonde incapacité de leur général en chef. LaFinlande, de Viborg à Abo, d’Abo à Uléaborg, forme untriangle, dont deux côtés sont baignés par les golfes de Fin-lande et de Bothnie, tandis que le troisième est bordé par lafrontière russe. Le bon sens indiquait qu’il fallait opérer parle côté du triangle qui longeait la frontière russe, c’est-à-direpar le Savolax, parce que c’était la ligne la plus courte et lamoins défendue. Les Suédois en effet occupaient les deuxcôtés qui forment le littoral des golfes de Finlande et de Both-nie; ils étaient répandus dans les ports, peuplés en généralpar des Suédois, anciens colons de la Finlande. Si, au lieu deparcourir pour les leur disputer les deux côtés maritimes dutriangle, les Russes avaient suivi avec une colonne de quinzemille hommes le côté qui borde leur frontière de Viborg àUléaborg, n’envoyant le long du littoral qu’une colonne de dixmille hommes, pour l’occuper à mesure que les Suédois l’éva-cueraient , et pour bloquer aussi les places, ils seraient arrivésavant les Suédois à Uléaborg, et auraient pris non-seulement

Première la Finlande, mais le général Klingsporr avec la petite armée

occupation 1 r

de la Finlande, chargée de la défense du pays. Ils n’en firent rien, s’avancè-rent le long du littoral en trois colonnes, commandées par lesgénéraux Gortchakoff, Toutchkoff et Bagration, chassant de-vant eux les Suédois, qui se défendaient aussi vigoureusementqu’ils étaient attaqués, dans une suite de combats partiels.La colonne de gauche parvenue à Svéaborg, tandis que lesdeux autres marchaient sur Tavastéhus, entreprit le blocus