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[Vol. 4.]
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ARANJUEZ.

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lai avait donné d’excellentes troupes, de bons lieutenants, no- i«®-taminent l’héroïque et infatigable Bagration, qui, une guerrefinie, en voulait commencer une autre. Napoléon les avait fortpressés d’agir pendant les gelées, afin qu’ils pussent traver-ser sans peine les eaux qui couvrent la Finlande, pays seméde lacs, de forêts, de roches granitiques tombées sur cetteterre comme des aérolithes. Un brave officier suédois, le gé-néral Klingsporr, avec \ 5 mille hommes de troupes réguliè-res, solides comme les troupes suédoises, et 4 ou 5 mille hom-

les Echelles et la Syrie; 2° que si l’empereur Napoléon désirait posséderSinyrne ou tel autre point sur la côte de Natolic, depuis le point de cettecôte qui est vis-à-vis de Mytilène jusqu’à celui qui se trouve placé vis-à-visde Rhodes, et y envoyait des troupes pour les conquérir, l’empereur Alexan-dre est prêt à l’assister dans cette entreprise, en joignant à cet effet uncorps de ses troupes aux troupes françaises; 3° que si Smyrne ou telle autrepossession de la côte de Natolie, tels qu’ils viennent d’être indiqués, ayantpassé sous la domination française, venait ensuite à être attaqué, non-seu-lement par les Turcs, mais même par les Anglais en haine de ce traité,S. M. l’empereur de Russie se portera en ce cas au secours de son alliétoutes les fois qu’il en sera requis.

»4° Sa Majesté pense que la maison d’Autriche pourrait sur le même piedassister la France en la prise de possession de Saloniquc, et se porter ausecours de cette échelle toutes les fois qu’elle en sera requise.

»5 n L’empereur de Russie déclare qu’il ne désire pas acquérir la rive mé-ridionale de la mer Noire qui est en Asie, quoique dans la discussion il avaitété pensé qu’elle pouvait être de sa convenance.

»6° L’empereur de Russie a déclaré que, quels que fussent les succès deses troupes dans l’Inde, il ne prétendait pas y rien posséder, et consentaitvolontiers à ce que la France fit pour elle toutes les acquisitions territoria-les dans J'fnde qu’elle jugerait à propos; qu’elle était également la maîtressede céder une partie des conquêtes qu elle y ferait à ses alliés.

» Si les deux alliés conviennent entre eux d’une manière précise qu’ilsadoptent l’un ou l’autre de ces deux projets de partage, S. M. l’empereurAlexandre trouvera un plaisir extrême à se rendre à l’entrevue personnellequi lui a été proposée et qui peut-être pourrait avoir lieu à Erfurt. Il sup-pose qu’il serait avantageux que les bases des engagements que l’on y doitprendre soient d’avance fixées avec une sorte de précision, afin que les deuxempereurs n’aient à ajouter à l’extrême satisfaction de sc voir que celle depouvoir signer sans retard le destin de cette partie du globe, et nécessiterpar là, comme ils se le proposent, l’Angleterre à désirer la paix dont elles’éloigne aujourd’hui à dessein et avec tant de jactance. »