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[Vol. 4.]
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LIVRE XXIX.

Fév. 1808.

Instructionsà 31. lit!Beauhurnaiscalculéesde inaiiièreà ausnu»i.lerP effroi de lacour de Madrid,

M. Yzquierdo

à Burgos même, la cavalerie sur la route de Bayonne àBurgos.

Ces dispositions militaires ne suffisaient pas pour atteindrecomplètement le but que se proposait Napoléon. Tandis queses troupes devaient s’avancer mystérieusement sur Madrid,ne disant de paroles rassurantes que pour le peuple espagnol,et pas une seule pour la famille régnante, il fit agir sa diplo-matie dans le même sens. M. de Beauliarnais demandait sanscesse à Paris des instructions pour une catastrophe qui sem-blait imminente. Il sollicitait surtout la permission d’accorderquelques témoignages d’intérét à Ferdinand, toujours con-vaincu qu’il fallait renverser le favori au profit de ce prince,et opérer la fusion des deux dynasties par un mariage. Napo-léon, qui était maintenant bien éloigné d’un plan pareil, etqui se riait souvent de la crédulité de M. de Beauharnais, desa gaucherie, de son avarice, de l’importance qu’il aimait àse donner, et qui le laissait où il était, parce qu’un honnêtehomme sans esprit lui convenait mieux qu’un autre pour jouerle personnage ridicule d’un ambassadeur à qui on laissait toutignorer, lui fit prescrire de garder la neutralité la plus abso-lue entre les factions qui divisaient l’Espagne, de ne témoignerd’intérét à aucune d’elles, de répondre seulement, quand onlui parlerait des dispositions de l’Empereur des Français, qu’ilétait mécontent, très-mécontent, sans dire de quoi; d’ajouter,quand on lui parlerait de la marche des armées françaises,que Gibraltar, Cadix réclamaient probablement une concen-tration de troupes, car les Anglais amenaient beaucoup deforces sur ce point, mais que le cabinet espagnol était si in-discret qu’on ne pouvait lui confier le secret d’une seule opé-ration militaire.

Ces instructions suffisaient pour le rôle qu’avait à jouerM. de Beauharnais. Mais Napoléon employa un moyen plussûr pour remplir de terreur la malheureuse cour d’Espague.M. Yzquierdo était à Paris, toujours errant autour des Tuile-