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[Vol. 4.]
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ARANJUEZ.

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ries, tantôt auprès du grand-maréchal Duroc, avec lequel il Fev - iStaavait négocié le traité de Fontainebleau, tantôt auprès de 1

M. de Talleyrand, principal entremetteur de toute l’affaireespagnole. Voyant qu’illui était impossible d’obtenir la publica-tion du traité de Fontainebleau, il en avait conclu qu’on vou-lait à Paris autre chose, que ce partage du Portugal n’avaitété qu’un arrangement provisoire pour obtenir la cession im-médiate de la Toscane, et qu’on méditait sans doute le ren-versement de la dynastie elle-môme. Avec sa perspicacitéordinaire, il avait complètement entrevu non pas les moyens,mais le but auquel tendait Napoléon. Il avait essayé en cir-convenant M. de Talleyrand de découvrir si de larges conces-sions de territoire, ou de commerce, ne pourraient pas, ac-compagnées d’un mariage, apaiser la colère réelle ou feintedu conquérant. M. de Talleyrand, qui inclinait vers un projetintermédiaire, avait écouté M. Yzquierdo, et peut-être autantproposé qu’accueilli les idées dont cet agent d’EmmanuelGodoy voulait faire l’essai. Ces idées revenaient précisémentau second plan que nous avons déjà fait connaître. 11 s’agissaiten effet de marier Ferdinand avec une princesse française, deprendre pour la France les provinces del’Ëbre, en échangede la partie du Portugal restée disponible, d’ouvrir aux Fran-çais les colonies espagnoles, de lier les deux couronnes non-seulement par un mariage, mais par un traité d’alliance offen-sive et défensive, qui leur rendrait toute guerre, toute paixcommunes, et de donner enfin à Charles IV le titre d’empe-reur des Amériques. Telles étaient les idées que M. Yzquierdomettait en avant, autant pour sonder la cour des Tuileriesque pour arriver à une conclusion. Tout à coup Napoléon or-donna de le traiter avec la plus extrême dureté, de le ren-voyer comme si on était fatigué de ses tergiversations, commesi on ne voulait plus rien avoir de commun avec une couraussi faible, aussi incapable, aussi peu sincère; en un mot, dele pousser à partir pour Madrid, afin qu’il y portât la terreur

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