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[Vol. 4.]
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•AKANJUEZ.

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été envoyé à Madrid pour une pareille mission_, et joignait à *«>■. isob.beaucoup de dévouement beaucoup de sens et d’amour de lavérité. Il avait pour instruction de bien observer la marche et laconduite des troupes françaises, les dispositions du peuple es-pagnol à leur égard, de bien observer aussi ce qui se passait àl’Escurial, et de revenir ensuite à Burgos vers le 15 mars, pour yattendre l’arrivée de Napoléon. Celui-ci en effet avait calculé Napoléonque ses ordres, donnés du20au25 février, auraient leurs cdn- * !» premièreséquences en Espagne dans le milieu de mars, et qu’à cette le d ^"^™ r e e ntépoque il faudrait qu’il fût lui-méme de sa personne à Bur- d Espasne 'gos, pour y tirer des événements, toujours féconds en casimprévus, le résultat qu’il désirait.

On avait donc tout lieu de croire que la cour d’Espagne,déjà fort tentée de suivre l’exemple de la maison de Bcagancequand elle verrait l’armée française s’avancer sur Madrid,

M. de Beauharnais ne disant rien parce qu’il ne savait rien,et M. Yzquierdo disant beaucoup parce qu’il craignait beau-coup, n’hésiterait plus à s’enfuir vers Cadix. Si toutefois, mal-gré les recommandations faites aux troupes françaises de mé-nager le peuple espagnol, une collision imprévue survenait,il y avait là encore une solution. On pourrait se considérercomme trahi par des alliés chez lesquels on était venu ami-calement pour une grande expédition intéressant l’alliance,et on se vengerait en déposant les Bourbons d’Espagne, demême qu’on avait déposé ceux de Naples, pour une trahisonvraie ou supposée. Napoléon, agissant ainsi en conquérantqui s’inquiète peu des moyens pourvu qu’il atteigne son but,comptant sur de grands résultats, tels que la régénération del’Espagne, 1e rétablissement des alliances naturelles de laFrance, pour s’excuser aux yeux de la postérité de la sombremachination qu’il se permettait envers une pour amie, Napo-léon croyait enfin avoir trouvé la véritable manière de ren-verser les Bourbons sans y employer les atroces violencesque, dans des siècles moins humaines que le nôtre, les coa-