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[Vol. 4.]
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ARANIUR7..

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rée, de laquelle il fut plus particulièrement connu. On s’était roêpersuadé, en effet, que c’était, non pas une fille de Lucien,personne ignorée en Espagne, mais une nièce de l’Impératricerécemment adoptée, et parente de l’ambassadeur Beaubarnais,que Napoléon destinait au prince des Asturies. Le mariagede cette jeune personne avec le prince d’Aremberg désespératous ceux qui, comptaient sur la prochaine union d’une prin-cesse française avec Ferdinand. Le détrônement des Bour-bons devenait dès lors la seule intention qu’on pût prêter àl’Empereur. La bourgeoisie, et surtout la noblesse, se seraientpeut-être accommodées d’un changement de dynastie, quileur eût assuré la régénération de l’Espagne Sans les fairepasser par les cruelles épreuves de la révolution française;mais le clergé, et principalement les moines, qui voyaientdans les Français des ennemis dangereux pour leur existence,repoussaient une telle idée avec colère, et n’avaient pas depeine à agir sur un peuple encore fanatique, avide de mou-vement et de désordres. Le clergé, correspondant d’un boutde l’Espagne à l’autre par les diocèses et par les couvents,avait un moyen puissant de communiquer partout avec uneincroyable promptitude les impressions qu’il avait intérêt àrépandre. Cependant ces premières impressions ne furentqu’un signe avant-coureur de la haine qui allait éclater contrenous. Pour le moment un autre objet préoccupait les Espa-gnols, c’était la cour, la cour dans laquelle une mère dénaturée,un favori exécré, dominant un roi faible, tenaient dans l’op-.pression un jeune prince adoré. C’était vers Madrid, versAranjuez, que se tournaient tous les regards, et qu’on appelaitles Français, pour y accomplir une révolutiou universellementdésirée. Certains actes venaient, il est vrai, d’inspirer quel-ques doutes sur leurs intentions; mais ces actes, les uns ex-pliqués comme de simples précautions militaires, les autrèScomme des mesures uniquement applicables au Portugal, pas-sèrent bien vite de la mémoire d’une nation exclusivement