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[Vol. 4.]
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UVTIE XXIX

Mars 18 ». trouvent plusieurs belles habitations qui appartenaient auxministres, à des grands seigneurs de la cour, et dont l’unenotamment était occupée par le prince de la Paix. Une multi-tude de petites maisons servant aux marchands et fournis-seurs que la cour et sa nombreuse domesticité attirent aprèselles, forment ce qu’on peut appeler le bourg d’Aranjuez.

A peine arrivé, le prince de la Paix donna les ordres défi-n ‘ l ‘k P our * e départ, qui fut fixé au mardi ou mercredi, 15 ouP °Ï6 mi». 0 " J 6 mars. Le majordome de la cour avait déjà fait préparer lesvoilures royales. Des relais étaient échelonnés sur la routed’Ocagna, qui est celle de Séville. On avait prescrit à Madrid,aux gardes wallonnes et espagnoles, aux gardes du corpsqui n’étaient pas de service, de se tenir prêts à partir pourAranjuez.

Mais il fallait enfin, bien qu’on n’eût tenu aucun compte devive altercation ] a résistance de certains ministres, leur annoncer la résolu-

«.•titre le prince

M e deSiicro l ' ou définitive de la cour, et leur demander la signature doji/iWpMt'et divers ordres. Le prince de la Paix, aussitôt son arrivée àdés U projcts Aranjuez, avait fait appeler plusieurs d’entre eux à la rési-dence royale, principalement le marquis de Caballero, quis’était fait attendre. Le prince de la Paix impatienté l'accueillitassez mal. Ce ministre, obstiné dans sa résistance, refusa deconcourir, soit de son consentement, soit de sa signature, audépart qui n’était plus projeté, mais résolu. — Je vous or-donne de signer, lui dit le prince dans un mouvement de co-lère. — Je ne reçois des ordres que du roi, répondit M. do Ca-ballero. — Une telle opposition, de la part d’un homme quino se distinguait pas par l’audace du caractère, aurait dûprouver à quel point l’autorité du favori était déjà ébranlée.Les autres ministres étant survenus, une vive altercation s’é-tablit entre eux. M. de Caballero, poussé au dernier degréd’irritation, reprocha à M. de Cevallos sa lâche complaisancepour le prince de la Paix, et ne fut soutenu que par le mi-nistre de la marine. On se sépara sans conclure, et à leur sor-