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[Vol. 4.]
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BAYONNE.

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passé une affreuse nuit, sous le toit de leurs palais. M. de Mars im.Beauharnais leur offrit un abri dans l’hôtel de l’ambassade,où ils devaient être protégés par la terreur des armes fran-çaises, car Murat n’était plus en ce moment qu’à une marchede Madrid. Le sac, l’incendie durèrent toute la journée du 20,qui était un dimanche, et ne furent empêchés par aucune forcepublique. 11 y avait à Madrid deux régiments suisses (les ré-giments de Preux et de Reding); mais ces soldats étrangers,plus mal placés que d’autres au milieu des agitations popu-laires, n’osèrent pas se montrer, et ne firent rien pour arrêterle désordre. Une espèce de fatigue, le concours de quelquesbourgeois armés spontanément, une proclamation de Ferdi-nand, qui ne voulait pas déshonorer son nouveau règne pard’odieux excès, mirent fin à ces abominables ravages. D’ailleursMadrid était tout entier à la joie de voir finir un règne détesté,et commencer un règne ardemment désiré. C’est à peine si dansles âmes satisfaites il restait quelque place à l’inquélude enapprenant que les Français s’approchaient de la capitale. Aprèsavoir espéré qu’ils renverseraient le favori, le peuple espa-gnol se flattait maintenant de l’idée qu’ils allaient reconnaîtreFerdinand VII; et en tout cas ce peuple, enorgueilli de ce qu’ilvenait de faire, tout fier d’avoir à lui seul vaincu le redoutablefavori, avait pris en lui-même une immense confiance, etsemblait ne plus craindre personne. Au surplus, dans sa naïvejoie, il ne croyait que ce qui lui plaisait, et les Français n’é-taient à ses yeux que des auxiliaires, venus pour inaugurerle règne de Ferdinand VIL Avec une pareille disposition desesprits, nos troupes étaient assurées d’être bien reçues.

Elles avaient déjà en grande partie passé le Guadarrama.

Les deux premières divisions du corps du maréchal Moncey

J aux portes

étaient le 20 entre Cavanillas et Buitrago, la troisième à So- de Madrid. ■mosierra. La première division du général Dupont était lemême jour à Guadarrama, prête à descendre sur l’Escurial;la seconde du même corps à Ségovie, la troisième à Valladolid.

Confiancedes Espagnolsà l egarddes Français.

Arrivéedes troupesfrançaisesportes