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[Vol. 4.]
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BAYONNE

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Départde Napoléonpour

Bordeauxle 2 avril.

Tournon sans lui remettre la lettre si prévoyante dont nous Avril îsœ.venons de donner l’analyse ", mais sans avoir pu lui cachernon plus ni la désapprobation passagère dont il avait frappéla conduite de Murat, ni les appréhensions que lui causaientquelquefois les suites possibles de l’affaire d’Espagne. 11 lerenvoya sans lettre, avec la mission de continuer à tout ob-server, et de préparer ses logements à Madrid. Napoléon par-tit lui-même le 2 avril pour Bordeaux, où il voulait demeurerquelques jours, pour recevoir de nouvelles lettres de Murat,et donner à tous ceux qu’on devait conduire à Bayonne, degré ou de force, le temps d'y être attirés et rendus. II laissaà Paris M. de Talleyrand, pour y occuper et y entretenir lesreprésentants de la diplomatie européenne, qui auraient be-soin d’être rassurés ou contenus à chaque courrier qui leurparviendrait de Madrid. M. de Tolstoy plus qu’un autre récla-mait ce genre de soins. Napoléon emmena le docile et fidèleM. de Champagny, duquel il Savait pas grande objection àcraindre, et devança même sa maison, tant il était pressé dese rapprocher du théâtre des événements. S’attendant à de-meurer long-temps sur la frontière d’Espagne, et à y recevoirbeaucoup de princes et de princesses, il ordonna à l’impéra-trice de venir l’v joindre sous peu de jours. Il arriva à Bor-deaux le 4 avril, très-impatient d’apprendre des nouvelles deMurat.

Mais les événements à Madrid, ralentis un moment, parceque Murat attendait des ordres de Paris, et que FerdinandVII ev fattendait ses deux confidents principaux, le chanoine Escoï-

Suite

des

1 On trouvera la lettre dont je donne ici l’analyse rapportée textuellementet discutée, quant à son authenticité, dans une note spéciale que j’ai crudevoir rejeter à la fin de ce volume, pour ne pas interrompre mon récit.Dans cette note j’ai voulu discuter les points principaux de l’affaire d’Es-pagne et établir les fondements sur lesquels reposent mes assertions histori-ques. La lettre dont il s’agit méritait par son importance une attention touteparticulière, et je crois être parvenu à prouver et à expliquer son existence,que j’avais été d’abord disposé à contester.

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