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[Vol. 4.]
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BAYONNE.

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verte une succession qu’il ne devait pas recueillir, et que, pour Avril isoe.avoir cherché à régner trop tôt, il ne régnerait pas du tout.

Le chanoine, ne réussissant pas à toucher Napoléon par lapeinture des vertus de Ferdinand VII, essaya de l’émouvoiren lui parlant de la situation de ses malheureux conseillers,de leur rôle devant l’Espagne, devant l’Europe, devant lapostérité ; qu’ils seraient déhonorés pour avoir cru à la parolede Napoléon, qui les avait amenés à Bayonne en leur faisantespérer qu’il allait reconnaître le nouveau roi ; qu’on les accu-serait d’ineptie ou de trahison, lorsqu’ils n’avaient eu d’autretort que celui de croire à la parole d’un grand homme.— Vousôtes d’honnêtes gens, reprit Napoléon, et vous en particuliervous ôtes un excellent précepteur, qui défendez votre élèveavec le zèle le plus louable. On dira que vous avez cédé à uneforce supérieure. Aussi bien, ni vous ni l’Espagne ne sauriezme résister. La politique, la politique, monsieur le chanoine,doit diriger toutes les actions d’un personnage tel que moi.

Retournez auprès de votre prince, et disposez-le à devenir roid’Étrurie, s’il veut être encore roi quelque part, car vous pou-vez lui affirmer qu’il ne le sera plus en Espagne. —

L’infortuné précepteur de Ferdinand VII se retira consterné, ettrouva son élève tout aussi surpris, tout aussi désolé de l’entre-tien qu’il venait d’avoir avec le général Savary. Celui-ci sans y qne 1 ^^{ ( 1 ionmettre aucune forme, sans v mettre surtout aucun de ces déve- d . <? ? lar «loppements qui, dans la bouche de Napoléon, étaient en quelque gscoïqui"'sorte des excuses, avait signifié à Ferdinand VII qu’il fallait re- 'sfvary 3 'noncer à la couronne d’Espagne, et accepter l’Étrurie comme de les signifierdédommagement du patrimoine de Charles-Quint et de Phi- FcrEnd.lippe V. L’agitation fut grande dans cette cour, jusqu’ici complè-tement aveuglée sur son sort. On se réunit autour du prince, onpleura, on s’emporta, et on finit dans la disposition où l’on étaitpar ne pas croire à son malheur, par imaginer que tout cela étaitune feinte de Napoléon, qu’il n’était pas possible qu’il voulûttoucher à une personne aussi sacrée que celle de Ferdinand VH,

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