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[Vol. 4.]
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BAYONNE.

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tirer les troupes françaises, et de porter deux divisions de Mai Laos,celles-ci, l’une vers la haute Castille à Almeida, l’autre versl’Andalousie à Elvas. Le général Dupont devait donc contenirl’Andalousie, avec dix mille Français de sa première division,quatre ou cinq de la division envoyée par le général Junot,et cinq mille Suisses. Les Espagnols réunis au camp de Saint-Itocli devaient se joindre à lui, et protéger en commun lesintérêts du nouvel ordre de choses contre les Anglais et lesmécontents espagnols. La flotte de l’amiral Rosily n’avait dèslors plus rien à craindre.

Napoléon ordonna encore l’envoi aux Baléares, à Ceuta et , E|)Voi

1 'de troupes

à tous les présides d’Afrique, d’une grande partie des troupes esp j®|J“ lesespagnoles du Midi, afin de bien garder ces points importants lc a'|f r fq U e escontre toute attaque des Anglais, et d’avoir dans ce moment ^pou/une 1,le moins possible de troupes espagnoles sur le continent de aux^colomes.l’Espagne. 11 en fit acheminer une division vers le nord, c’est-à-dire vers le Ferrol, pour une expédition aux colonies donton va bientôt voir l’importance et l’objet. Enfin il prescrivit àMurat de disposer un certain nombre de celles qui étaient aux espagnolesenvirons de Madrid, sur la route des Pyrénées, pour les pré- da direcHo”lf sparer peu à peu à passer en France, sous prétexte d’allerpartager la gloire de la division Romana, dans une expéditionde Scanie contre les Anglais et les Suédois. Même dispositionfut prescrite pour les gardes du corps, qui avaient témoignétant de haine au prince de la Paix, tant d’amour à Ferdi-nand VU, et que par ce motif on devait fort suspecter. Unecampagne au Nord, à côté de l’armée française, était l’appâtqu’on avait à leur offrir, en leur donnant ainsi à choisir entrecette mission glorieuse et leur licenciement. Il était impossibleassurément d’imaginer une distribution plus habile; car lestroupes espagnoles dispersées sur les côtes de la Péninsule,en Afrique, en Amérique et dans le nord de l’Europe, placéespartout sous la surveillance de l’armée française, ne pouvaientpas être à craindre. Malheureusement il devait être donné