BAYONNE.
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pour les autorités. Un mois suffisait à leur construction. Il avait Mai tsœ.donc la certitude d’en avoir bientôt un assez grand nombretout prêts à partir.
Il avait constaté par des renseignements recueillis à Cadix,que ce port était le meilleur pour les expéditions lointaines,parce que les bâtiments en se jetant à la côte d’Afrique, et ladescendant jusqu’à la région des vents alisés, n’avaient plusà doubler aucun des caps espagnols où se tenaient ordinai-rement les croisières ennemies. Il voulut qu’on expédiât im-médiatement de ce port une multitude de petits bâtiments,porteurs comme les autres de proclamations et de matériel deguerre.
Après ces soins pour rendre fréquentes les communications Expédition
au Ferrol
avec les colonies, il s’occupa d'y envoyer des forces considé-râbles. 11 commanda des armements au Ferrol, à Cadix, àCarthagène. Une partie de l’emprunt accordé à l’Espagne de-vait être consacrée à cet objet, et procurer le double résultatde réjouir les yeux des Espagnols par le spectacle d’unegrande activité maritime, et de préparer des expéditions ca-pables de sauver leurs possessions coloniales. Il y avait auFerrol deux vaisseaux et deux frégates en état de prendre lamer. 11 ordonna de radouber immédiatement deux autres vais-seaux , d’armer ces six bâtiments, de les charger d’armes etde munitions de guerre, et de les tenir prêts à recevoir troisou quatre mille soldats espagnols acheminés en ce momentsur le Ferrol. Cette expédition était destinée au Rio de la Plata ;et comme il avait suffi de quelques centaines d’hommes sousles oi’dres d’un officier français, M. de Liniers, pour expulserles Anglais de Buenos-Ayres, et d’une centaine de Français àCaracas pour déjouer les tentatives de l’insurgé Miranda, il yavait lieu d’espérer que l’envoi d’un tel secours suffirait pourmettre les vastes possessions de l’Amérique du Sud à l’abride toute tentative.
A Cadix il existait depuis long-temps six vaisseaux armés.