Band 
[Vol. 4.]
Seite
512
JPEG-Download
 

512

LIVRE XXX.

Mai 1808. mille hommes. L’amiral Yillaumez devait commander cetteescadre.

Enfin il existait déjà huit vaisseaux neufs descendus d’An-riotte vers à Flessingue, sans compter une douzaine d’autres ena Anvers. cons t ruC |j on ( clont quelques - uns prêts à être lancés. Napo-léon ordonna de détacher de Boulogne une partie des équi-pages de la flottille, organisés en bataillons de marins, ser-vant tour à tour à terre ou à la mer, et très - capables de re-monter sur des vaisseaux de haut bord. La flottille, réduiteà ce que la rade de Boulogne pouvait facilement contenir,était encore assez considérable pour transporter 80 mille hom-mes en deux ou trois traversées. Au Texel, le roi Louis avaithuit vaisseaux tout prêts, et des détachements de troupeshollandaises.

Napoléon avait ainsi 42 vaisseaux français déjà armés et

Force totale équipés, plus 20 espagnols déjà armés ou près de l’être,

des ,

expéditions 10 hollandais, Il russes dans les ports de France, 12 russes

maritimes '

P Napo < iIôn par dans ^Adriatique, plus un ou deux appartenant au Danemark.

Il se flattait d’avoir construit encore 35 vaisseaux à la fin del’année, dont 12 à Flessingue, 1 àBrest, 5 àLorient, 5 à Ro-chefort, 1 à Bordeaux, 1 à Lisbonne, 4 à Toulon, 1 à Gênes,1 à la Spezzia, 3 ou 4 àVenise. Ces 35 vaisseaux étaient cons-truits aux deux tiers. Toutes ces constructions terminées, ildevait posséder ainsi 131 vaisseaux de ligne, et son projetétait de placer 7 mille hommes au Texel, 25 mille à Anvers,80 mille à Boulogne, 30 mille à Brest, 10 mille entre Lorientet Rochefort, 6 mille Espagnols au Ferrol, 20 mille Françaisautour de Lisbonne, 30 mille autour de Cadix, 20 mille autourde Carthagène, 25 mille à Toulon, 15 mille à Reggio, 15 milleà Tarente. Avec 131 vaisseaux de ligne et 300 mille hommesenviron, toujours prêts à s’embarquer sur un point ou sur unautre, on devait causer aux Anglais une continuelle épouvante.

Effectif naval En attendant que ce grand développement de forces fût

nécessaire

aux Anglais achevé, Napoléon calculait que les Anglais devraient avoir