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[Vol. 4.]
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BAYONNE.

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10 vaisseaux dans la Baltique pour veiller sur les Russes et Mai mles opérations de la Finlande, 8 pour observer les flottes pré- pour faire ace

aux moyens

parées au Texel et aux bouches de la Meuse, 24 pour opposer pre'pare^paraux 8 ou 10 de Flessingue, aux 7 de Brest, aux 4 de Lorient,aux 3 de Roc-hefort; 4 pour opposer à l’expédition du Ferrol,

12 à l’armement de Lisbonne, 20 à l’armement de Cadix, 22ou 24 à l’armement de Toulon, ce qui exigeait un total de102 vaisseaux, sans compter les forces nécessaires en Amé-rique, dans les Indes, et dans toutes les mers du globe. C’étaitun effort ruineux pour la Grande-Bretagne, si on la condam-nait à le continuer pendant deux ou trois années.

Napoléon cependant ne voulait pas se borner à une simplemenace, quelque inquiétante et coûteuse qu’elle pût être pourla Grande-Bretagne, et il entendait tirer de ces immensespréparatifs deux résultats immédiats : une expédition dans Nouveau

, projet d’une

l’Inde et une en Egypte, double projet qui attirait toute sonattention dès qu’elle cessait d’être fixée sur le détroit de Ca- etdans ^' lDile -lais. 11 avait, suivant sa coutume, ordonné d’ajouter aux di-visions armées en guerre des moyens de transport consistanten vieux vaisseaux et en vieilles frégates armés en flûte, etpermettant de porter beaucoup de monde et de vivres sanstraîner après soi un trop grand nombre de voiles. Il avait ainside quoi embarquer 12 mille hommes à Brest, 4 ou 5 mille àLorient, 3 mille à Rochefort, les uns et les autres pourvus desix mois de vivres. Il existait à Toulon des moyens d’embar-quement pour 20 mille hommes avec trois mois de vivres. Il ,avait ordonné à Cadix de semblables préparatifs pour 20 millehommes, mais pour une époque moins rapprochée.

Profitant de l’incertitude dans laquelle se trouverait l’An-gleterre menacée sur tous les points à la fois, l’expédition deLorient devait partir la première, pour porter à l’ile de Franceles 4 ou 5 mille hommes qu’elle pouvait embarquer. Si ellearrivait, c’était un renfort d’hommes, de munitions, de forcesnavales, qui allait faire de Plie de France un poste formidable

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