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NOTE
» d’un moment à l'autre l'arrivée de Tournon et d’Yzquierdo, pour sa-» voir le parti à prendre pour arranger les affaires. Annoncez mon arri-» vée à Madrid. Tenez une sévère discipline parmi les troupes. Ayez soin» que leur solde soit payée, afin qu’elles puissent répandre de l’argent. »
— Le 25 il écrit : « Je reçois votre lettre du 15 mars. J’apprends avec» peine que le temps est mauvais; il fait ici le plus beau temps du monde.» Je suppose que vous êtes arrivé à Madrid depuis avant-hier. Je vous» ai déjà fait connaître que votre première affaire était de reposer et» approvisionner vous troupes, de vivre dans la meilleure intelligencen avec le roi et la cour, si elle restait à Aranjuez , de déclarer que l’ex-» pédition de Suède et les affaires du Nord me retiennent encore quel-» ques jours, mais que je ne vais pas tarder à venir. Faites, dans le fait,» arranger ma maison. Dites publiquement que vos ordres sont de ra-» fraîchir à Madrid et d’attendre l’Empereur, et que vous êtes certain de» ne pas sortir de Madrid que Sa Majesté ne soit arrivée.
» Ne prenez aucune part aux différentes factions qui partagent le pays.» Traitez bien tout 1e monde, et ne préjugez rien du parti que je dois» prendre. Ayez soin de tenir toujours bien approvisionnés les magasins» de Buitrago et d’Aranda. »
Au premier aspect ces ordres n’indiquent pas le projet d’effrayer lacour d'Espagne, et après les avoir lus j’ai écarté l’idée que Napoléoneût voulu la faire partir en l’effrayant. Puis en les relisant j’ai reconnuque Napoléon n’était rassurant que pour entrer dans Madrid, et pouréviter avant d’y entrer une collision. Ainsi, dans la lettre du 14 mars,eitée la première, j’ai remarqué ces mots : « Quelles que soient les in-r. tentions de la cour d’Espagne, vous devez comprendre que ce qui est» surtout utile, c’est à'arriver à Madrid sans hostilités, d’y faire camper» les corps par division pour les faire paraître plus nombreux, pour faire» reposer mes troupes et les réapprovisionner de vivres. Pendant ce» temps mes différends s’arrangeront avec la cour d’Espagne. J’espère» que la guerre n’aura pas lieu, ce que j’ai fort à cœur. Si je prends tant» de précautions, c’est que mon habitude est de ne rien donner au ha-» sard. Si la guerre avait lieu, votre position serait plus belle, puisque» vous auriez sur vos derrières une force plus que suffisante pour les» protéger, et sur votre flanc gauche la division Duhesme, forte de 14» mille hommes. »
Dans celle du 16, en poursuivant j’ai trouvé ces mots : « Continuez» à tenir de bons propos. Rassurez le roi, le prince de la Paix, le prince» des Asturies, la reine. Le principal est d’arriver à Madrid, d'y reposer» vos troupes, et d’y refaire vos vivres. Dites que je vais arriver, afin» de concilier et d’arranger les affaires.
» Surtout ne commettez aucune hostilité, à moins d’y être obligé. J’es-» père que tout peut s’arranger, et il serait dangereux d’effaroucher ces» gens-là. »
T/intention était donc évidente, Napoléon voulait entrer sans collision,