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TABLE UES MATIÈRES.
tion militaire suggéré à Napoléon par ia dislocation de ses régiments, quiont des bataillons en Allemagne, en Italie, en Espagne. — Napoléon veutterminer cette fois toutes les affaires du midi de l’Europe. — Aggravationde ses démêlés avec le Pape. — Le général Miollis chargé d’occuper lesEtats romains. — Le mouvement des troupes anglaises vers la Péninsuledégarnit la Sicile, et fournit l’occasion, depuis long-temps attendue, d’uneexpédition contre cette île. — Réunion des flottes françaises dans la Mé-diterranée. — Tentative pour porter seize mille hommes en Sicile, et unimmense approvisionnement à Corfou. — Suite des événements d’Espagne.
— Conclusion du procès de l’Escurial. — Charles IV, en recevant lesréponses évasives de Napoléon, lui adresse une nouvelle lettre pleine detristesse et de trouble, et lui demande une explication sur l'accumulationdes troupes françaises vers les Pyrénées. — Pressé de questions, Napo-léon sent la nécessité d'en finir. — 11 arrête enfin ses moyens d’exécution,et se propose, en effrayant la cour d’Espagne, de l’amener à fuir commela maison de Bragance. — Cette grave entreprise lui rend l’alliance russeplus nécessaire que jamais. — Attitude de M. de Tolstoy à Paris. — Sesrapports inquiétants à la cour deRussie. — Explications d'Alexandre avecM. de Caulaincourt. — Averti par celui-ci du danger qui menace l’alliance,Napoléon écrit à Alexandre, et consent à mettre en discussion le partagede l’empire d’Orient. — Joie d’Alexandre et de M. de Romanzoff. — Di-vers plans de partage. — Première pensée d’une entrevue à Erfurt. —Invasion de la Finlande. .— Satisfaction à Saint-Pétersbourg. — Napo-léon , rassuré sur l’alliance russe, fait ses dispositions pour amener undénoùment en Espagne dans le courant du mois de mars. — Divers ordresdonnés du 30 au 35 février dans le but d’intimider la cour d’Espagne etde la disposer à la fuite. — Choix de Murat pour commander l'armée fran-çaise. — Ignorance dans laquelle Napoléon le laisse relativement à sesprojets politiques. — Instruction sur la marche des troupes. — Ordre desurprendre Saint-Sébastien, Pampelune et Barcelone. — Le plan adoptémettant en danger les colonies espagnoles, Napoléon pare à ce dangerpar un ordre extraordinaire expédié à l’amiral Rosily. — Entrée de Mu-rat en Espagne. — Accueil qu'il reçoit dans les provinces basques et laCastille. — Caractère de ces provinces. — Entrée à Vittoria et à Burgos.
— Etat des troupes françaises. —Leur jeunesse, leur dénùment, leurs
maladies. — Embarras de Murat résultant de l’ignorance où il est tou-chant le but politique de Napoléon. — Surprise de Barcelone, de Pampe-lune et de Saint-Sébastien-Fâcheux effet produit par l'enlèvement de
ces places. — Alarmes conçues à Madrid en recevant les dernières nouvellcs de Paris. — Projet définitif de se retirer en Amérique. — Oppo-sition du ministre Caballero à ce plan. — Malgré son opposition, le pro-jet de départ est arrêté. —- Ebruitement des préparatifs de voyage. —Emotion extraordinaire dans la population de Madrid et d’Aranjuez. —Le prince des Asturies, son oncle don Antonio, contraires à toute idée des’éloigner. — Le départ de la cour fixé au 15 ou 16 mars. — La popula-tion d’Aranjuez et des environs, attirée par la curiosité, la colère et desourdes menées, s'accumule autour de la résidence royale, et devienteffrayante par ses manifestations. — La cour est obligée de publier le 16une proclamation pour démentir les bruits de voyage. — Elle n’en conti-nue pas moins ses préparatifs. — Révolution d’Aranjuez dans la nuit du17 au 18 mars. — Le peuple envahit le palais du prince de la Paix, leruine de fond en comble, et cherche le prince lui-meme pour l’égor-ger. — Le roi est obligé de dépouiller Emmanuel Godoy de toutes ses